Vers

Assu an nqedd an nesseεla ḍaḍ
Nini nella da y wi nax irzan.

Mi nemfeṛṛaq, nella nfess am lkaḍ.
Mi nemjemmaε, llan neẓẓay i lmizan.

Si zman a lwacun nella nettṛaεa
Yur n uyu n wass milmi sa dd iban.

Lḥemdu lillah : ha leqṣuṛ s sebεa
Mlaqan dd ukk uyu n nmjemε ibhan.

La wu d aceṛqey, la wu d aeṛbey.

Nus dd an nemsamaḥ, netta ymenan.

Tella tejmeε dd anax tmurt n Ifeyyey
Dd issyemn irgazen issnen day nican.

Walakin ha mar iccan ?

Tamurt d ax dd iyyen lεezz d ccan
Mani nṛaḥ i cṛa d amcan,
A tt nedj i lmusteqbel abercan ?

Weḥḥeqq ajenna-y-aziza
D maykk niṛḍ ukk xidus,
Weḥḥeqq maykk nbeṛṛeε ukk ziza
D lεeṣyan aged bufeqqus,
Weḥḥeqq maykk ncaṛk i twiza
Bla ṭṭmeε, bla leflus,

Ya tamurt d ax dd djen lejdud d lamanet,
San nekker, an nḥezzem ammen xefs ala nekkes lhant.

Nella neyyu ḥubba un nessin wi deg tella tensu.

Wac ikk at zman nix an nini y lbeẓẓ ?

Anccu ay lebeṛt xfenx illa yersu
Tella tiweḍ lwqt ammen tt ala nhezz.

U-lli sa tt nedj al ayetca, san nebda-y-assu.

A dd neḥya lmaḍi d leyyamat n nεezz.

U-lli san netta tamenfuli nuṛaṛ ikk sqifen
Ula may nedfa ukk cu n icḍifen.

U-lli san netta ccwaṛej deg nuṛaṛ iknifen
Ula ledir deg netcu weṛifen.

U-lli san netta yḍuṛaṛ deg netcu-y-alamen
Ula yeẓṛan zzeg dd nesṛewweḥ imasanen.

Neṭṭef dd id ṣkaṛabila, neṭṭef dd iḥerdanen.

Nuley aḍṛaṛ n Tela nreggeb s At Winifen.

"Tamelli, tazewi, tarriss i w ibedden."

Ayul d bahumusa, tardemt i wi d as iqedden.

Ha nikker, ha ccit,
Saute-mouton, peigne de l'ouest
Ha cqerni, ha tamceṭṭ taeṛbit,

Ha gerraba, ha ddilahu,
Ha zaff n wu ykk xef n wu,

Ha bbay mahi bbay,
Ha ttcin tticn εla bòabòay,

Ha baqbaq,
Ha-y-amesfeṛṛaq,
Ha ẓẓeṛṛaq,
Ha menhad-lḥiḍ i ṣṣqaq,

Wac kfat inix εad ?

Ha mmet, ha leεdad,
Ha lemsibεat, ha-y-axbaḍ,
Ha lminat, ha-y-amsenfaḍ.

Mi wel tui tbica, neyyu qaccuḍ.

Cḥal neyy ay leftuḥ s uluḍ.

Ha ḥinna, ha lemḥinina,
Man fus illan s ujenna ?

I Talebbuss d Iqudas nelmed taḥnucc.

I ccwaṛej nuṛaṛ lbuḥuc.

Hay aemmes, ha tiqqaṛ.

Xiṛelleh wikk un nessin maykk nella neqqaṛ.

Nuṛaṛ tacurt aed biṣbul.

Neyyu xaluḍa ad uxlul.

ṛṛbiε tu ntessn i s rrfis.

Mikk nuzen ḥedd, ntekk as tcuffiss.

Wikk ittan cṛa, a ss nesmitey.

Mani tella lebcart, mani yella wzebbunzey ?

Assu, lḥemdu lillah,
Nella neεlem lajenyuṛat,
Neεlem lmuḥamat,
Nella nebna lεimaṛat,
Neyyu lfirmat,
Nssuyur luṛḍinaṭuṛat,
Nexdem i lwiẓaṛat.

Maer ? Linna necni nheddjeṛ
Ammen ala neṛ nix an ntejjeṛ.

An ntec, nweffeṛ, nazen dd i wikk nella nedju l deffer.

Necni un nheddjeṛ ammen ala netter ula nacer.

Wenn iεlmen leflus
D wenn iεelmen alli
Ad msuṭṭufen fus ukk fus
Ad ṣennεen maykk un nelli.

Wikk iεawnen s bezzaff nix s ḍṛuṣ,
U-lli sa ss ikafa day Lεali.

Explication / Traduction

Aujourd'hui, nous pouvons lever notre doigt
Et dire que nous sommes là à ceux qui nous demandent.

Désunis, nous sommes légers comme une feuille,
Réunis nous pesons sur la balance.

Depuis très longtemps, ô gens, nous sommes dans l'attente de
L'apparition de la lune de ce jour.

Dieu merci : nos sept ksour
Sont réunis dans cet adorable conseil.

On ne doit dire] ni celui-ci vient de l'est, ni celui-là vient de l'ouest.

Nous sommes venus nous réconcilier et nos dissensions oublier.

Nous a rassemblés la terre de Figuig
Qui éleva des hommes qui ne connaissent que la droiture.

Mais comment est-ce possible ?

La terre qui nous fait gloire et prestige
Là où nous allons partout,
A un avenir sombre nous l'abandonnons ?

Au nom du ciel bleu
Et tous les burnous que nous avons mis,
Au nom de nos jouissances avec "aziza"
"Laassyan" et "bufeqqus",
Au nom de nos participations à "twiza"
Sans convoitise, ni argent,

Pour la terre que nos ancêtres nous ont fiée,
Nous allons ceindre nos reins et l'honorer.

Nous avons joué aux osselets, nous ne savons pas à qui est le tour.

Est-ce aux âgés, est-ce aux enfants ?

Toute cette poussière qui sur nous s'est déposée
Viendra le temps où l'on doit l'épousseter.

Nous n'allons pas le reporter à demain, nous commençons aujourd'hui.

Nous revivrons le passé et les jours de gloire.

Nous n'oublierons pas le cache-cache que nous avons joué dans les rues
Ni la chaleur de nos lits.

Nous n'oublierons pas les bassins où nous avons fait des roulades
Ni la gadoue où nous avons croqué des verglas.

Nous n'oublierons pas les montagnes où nous avons mangé des tubercules
Ni la rivière d'où nous ramenions des ânées [de bois ou d'herbe].

Nous attrapions des scarabées, nous attrapions des fouette-queues.

Nous escaladions la montagne Taghla, nous regardions vers Beni-Ounif.

"Blancheur, rougeur, marne pour celui qui se met debout".

Pont, équilibre et jeu d'arbre pour ceux qui le pouvaient.

Nikker, échecs aux chevaux
Saute-mouton, peigne de l'ouest

Guerraba, jeu de corde,
Le poil de celui-ci dans la tête de celui-là,

Marelle,
Tchin-tchin-ala-babay,

Baqbaq,
Dispersions,
Zarraq,
"A qui est ce mur" dans les rues,

Assez ou encore ?

Voilà "mmet", voila "laadad",
Voilà les osselets, voilà "akhbad"
Voilà le jeu des mines, voilà les combats.

Quand il ne pleuvait pas, nous organisions des prières.

Aux trous avec de la boue, nous avons tant joué.

Voilà les jeux à la ronde,
A qui est la main du dessus ?

A Talepousse et à Iqoudas, nous avons appris la natation

Dans les bassins, nous avons joué elbouhouch.

Voilà les noyades, voilà "tiqqar".

Tant de gens ne savent pas ce que nous disons.

Nous avons joué "tachourt" et baseball.

Nous avons joué à "khalouda" et à "akhloul".

Le printemps se connaissait au "rfis".

Quand nous envoyions quelqu'un, nous marquions le temps avec la salive.

Nous rappellerons à celui qui oublie.

Où sont les cadeaux, où est "azeppounzey" ?

Aujourd'hui, Dieu merci,
Nous avons des ingénieurs,
Nous avons des avocats,
Nous avons des bâtiments,
Nous avons fait des fermes,
Nous utilisons des ordinateurs,
Nous travaillons dans des ministères.

Pourquoi ? Parce que nous émigrons
Pour étudier ou faire du commerce.

Nous consommons, épargnons et envoyons à ceux laissés derrière nous.

Nous n'émigrons pas pour mendier, ni pour voler.

Celui qui possède de l'argent
Et celui qui a un cerveau
Doivent se tenir main dans la main
Et faire l'inexistant [l’impossible].

Qui aide avec tant ou peu
Ne sera récompensé que par Le Très-Haut.

Année de publication
1992
Auteur référencé
Vers

Idjen mta nzayd as idjen,
la ḥsab ljdud may dd djen,
D necni maykk nessen, san nini : « senn ».

Hac illa yban, aεla txekkwid ayen nεilem s llaban,
I cṛa n midden u d asn ittbellḍ iqban.

Llan yicc n senn iyetsen s nneyyet nsen nessen ttcaten leḥsab nsen.

Ufen u cay d necni.

Lqehwa teffe dd d lexcen.
Ikk mmutren Nnehḍa sad tcen, iḍaε may tu sad tcen.
Bdan lḥalt wulyicen.

Ayen wenn er cckan, iḥḍeṛ ukk deccen.

Man ayn yah tu ? D lmuεaṛaḍa ?

D lmuεaṛaḍa wen neεlim lεeṛḍ.
Day n wi d asn ala nesseεṛeḍ.

Mta tennid as a dd xefc iεeṛḍ
Nnuqaṭ deg u cc iεaṛeḍ,
Ad ac yini : « Ha, qa tεeṛḍed
Midden.
Nettc u yi tεṛiḍed. »

Ha w cay a t id tzerred
Am uziwa, bla d as ala tεeṛḍed ?

Inna-y-as : « Tmasext texleq da.
Mar sa sett tesḥidwem l el da ? »

Tu ya tehdem tecnu.

Tesxesremt tt s bennu. »

Kfat anax, taqellalt tella tenwu.
Necni, dima wkan zaff n wu ykk xef n wu.

Necni, san nebna, cnim smaεεet.

Mikk netthnna si Nnehḍa, san nṛaḥ l Tiddart n Nejmaεet.

Ya sidi, lbeẓẓ a dis uṛaṛen la d baqbaq
Wal ad swen, aen ḥenneq-ḍaṛ i ṣṣqaq.

Ssya l zzat wikk neṭṭf ittnafaq,
S lwifaq, nix s iṛufaq,
Sa xefs nemtafaq.
Ad ya ljaza bla ccfaq.

Syaditnex : cṛa yettṭewweε, cṛa yteẓẓa.
Ncni : cṛa yettṣeṭṭeε, cṛa yettṛeḍḍẓa.

Qaε ul εad nessin manayen nella nreddza.

Lusε illa ; kulci a dis nedza.

Yyet fus ukk fus, teyyem twiza.

Wikk iẓẓan asennan u-lli sad inkeḍ aziza.

Explication / Traduction

Si l'on additionne un et un,
D'après nos ancêtres, leur legs,
Et ce que nous connaissons, nous dirons : « deux ».

C'est très clair, même si l'on verse cette science avec des bennes
Pour certaines personnes, elle n'obturera pas les trous.

Deux hommes avec leurs bonnes intentions ont passé la nuit à méditer.

Ils ont trouvé que ce n'est pas de notre faute, le café est mauvais.

Quand ils ont vu que Nahda allait se restaurer, ce qu'ils allaient gagner était perdu.
Ils ont fait des manières, les mauvais.

Celui à qui ils ont porté plainte était présent dans l'inauguration [de Nahda].

Qu'est ce ? C'est une opposition ?

C'est une opposition sans honneur.
Ils méritent qu'on les renvoie.

Si nous leur demandons de nous citer
Les points où ils ne nous sont pas opposés,
Ils nous diront : « Vous avez invité tout le monde
Nous, vous ne nous avez pas invités.
»

Ne méritent-ils pas qu'on les jette d'en haut [du palmier]
Comme un régime de dattes sans l'arrêter ?

Ils ont dit : « Il y avait ici un mur.
Allez-vous le déplacer là ? »

Il était déjà détruit et parfait.

En le restaurant vous l'avez détérioré. »

Assez, nous en avons assez.
Chez nous, c'est toujours le poil de celui-ci dans la tête de celui-là.

Nous allons construire ; à vous de bêler.

Nahda finie, nous irons à la Maison de la Commune.

Que les enfants y jouent même à "baqbaq"
Au lieu d'aller boire et barrer les routes.

Dorénavant, contre tout hypocrite que nous arrêtons,
A l'unisson ou en groupes,
Nous nous accorderons et
Il paiera sans pitié.

Les vrais hommes défrichent et plantent.
Nous : certains dérangent, d'autres cassent.

Nous ne savons pas ce que nous cherchons.

De la place pour nous tous existe.

Mettez-vous main dans la main et organisez "twiza".

Qui plante des épines ne récolte pas "aziza".

Année de publication
1990
Auteur référencé
Vers
1990
Explication / Traduction

La llu, la yudu, msakinat n id yemmatnex !

Ul ḥkiment llu ykk xelqent d tislatin,
Ul ḥkiment yudu ykk llant d timaṛin.
Mar may d as teyyu tmaṛt ?

Ixleq memnuε ad tatef l tẓeqqa n ṛ ṛẓeq.

Ixleq memnuε taḍṣa wala n ujewweq.

May tenna tatta d mamma yxeṣṣ ad ixleq.

Waxxa tewhem temaṛt, dima yella res lḥeqq.

Ixleq qaε ul tssin manayen leflus.

Ul tergib s ssenduq illa dis bezzaf inix ḍṛuṣ.

Ul teffir i lbeẓṭam, la wkk cemmuc, la wekk ellus.

Mta qaε teẓṛu leflus, day ḍeεεnent s ukk fus l ufus.

Mi dd yus urgaz si lexṭeṛt, yawey dd lmelbes.

Mar sad tqedd tesleyt ad tiṛeḍ qbel talwess ?

Memnuε ad teyy tancucc waxxa tella tezεef ad tḍeòsṣ.

Mar tizerzert zzat ailas tessalay nnefs ?

Mi tṛaḥ ammu wala-y-afuḥ l yemmas,
Wa sad d tas, ad taf tella tjemε as cḥal aykk imas :
Aseṛḍ n temaṛt d umaṛ d urgaz d ayetmas.

Mani tella tamara, tella dis ukk ammas.

Mi wl tqedd tesleyt, u-lli may sa zzis teεdel :
Tamṭṭut i tiddart day mta sad telha d ccel.

Amεla w-lli d lecal, ha y mmis, mawim d as tercel ?

Aren sad ttec tesleyt ad dd yallel.

La llu, la yudu, msakinat n id yemmatnex !

Ul ḥkiment llu ykk xelqent d tislatin.

Ul ḥkiment yudu ykk llant d timaṛin.
Mar may d as tella ttekk tesleyt ?

Sukk mezwar ay d as tenna twala wkk sired
Nix kulha ad yadr i leksewt ittiṛeḍ.

Ul tssirid i Brahim, la y Σli, la y Muḥemmed.

Mta d mmis, tenna-y-as illa yeqbl, iεemmed.

Mi dd tus tebṛaṭt turi wkk jenna d wadday,
Madza teṛ it i sṣḍuḥ, madza teṛ it ukk ṣaṛay.

Tamaṛt tessten s mmis ha y nettet, u d as dd inni cay ?

Teḍṣu tenna-y-as : « La, la, issiwḍ am dd sslam. Anday.
»

Mi tejṛṛ argaz ad dd ḍuṛen qaε Lmurib,
Σlaṭul aḥewwes, ad yili yezzuzzur ljib.

Ad as tini y temaṛt : « Nella nṛaḥ an nfewwt aṭbib.

Cemm, a taḥnint n wul, ḥḍa-y-ax dd Najib d Leḥbib.
»

Tamaṛt tejbed dd afuḥ ammu n tleẓẓeyt.

Tenna-y-as : « An nmεawan, nefl ukk rgaz tajllabeyt. »

Lehḍeṛt tutu teff am w issiweln i txabeyt.

Tisi lektab, tutef, teclu teqqen dd xfes lbeyt.

Tu beḥṛa llan midden ssiweḍn aydur.

Ul teṣbiṛ asekkwas mar ha yni wl teṣbiṛ yur.

Tenna-y-as i temaṛt : « U nax ittfekki day ayṛuṛ. »

Tiṛi tella tesslemd ax dd kulha ad iεic ḥuṛṛ. »

Année de publication
la yudu
Auteur référencé
Vers

Init as i yemmas :
« Qa nḍuṛ dd ieṛman.

Ssetnt iyi s zzin ikemlen
Ad awit inix lana mani yella
Aṛem n at Nnej ay zzeg bdix.

Aεla wl yyix lkuṛaj
A din εad ilix.

ḍuṛ awa, ḍuṛ
Ad teqqeld i nnuṛ.

Wac tu εicent i tmurt
Nix hwant dd sukk yur ?

Zzin n nuqeṛ,
A ya zzin lḥuṛṛ !

Xaṭih amenqeṛ,
Xaṭih aḍuṛ.

Sserr l tewser !
An d ma xf ul tbur.

Nzayd akidi,
Niweḍ l At eddi.

Ya ṛebbi, ya Sidi.

Yac u-lli nebḍi.

ḥlal xef nex, ḥlal.

Mani yesqbqeb wul.
Ad yaf wi la nerr awal.

Zzin lhani, lxir iban si llbab.
Tfeṛḥed s lbeṛṛani, tfeṛḥed s leḥbab.

Ruḥ, ṛebbi yena cc, a wenn deg tella tektab.

Ruḥ a Tuεeddiyt, dima s ujenna tersid am zzit.

Argaz nnem d dima tṛaḍid t.
U tderrebd i lecal, tesnaqqid lbit.

Nzayd ukk brid.

Niweḍ l At Sliman.

Tazewi n ṛṛemman
Idjiwnen aman.

Sserr lmesrar lhani yeṣfan !

Beεda wi er tellid itthenna wkk ulfan.

Ul inux iṛṛeẓ, ibḍa d iceqfan.

Qaε bnadm ulyic
U ss neẓṛi ykk At Lemεiz.

A lalla, an d akerbic !
A lalla, an d aleεziz !

Ul izdid, ul izwir.
Ul iqsif, ul iẓẓiṛṛ.

Qaε wi cemm yiwyen,
Illa w ss ixeṣṣ lxir.

Zzin nnem yekmel bla-y-asingel
Mi tella d twacunt nix mi tercel.

Ha ykk At ameṛ ?

Din ay deg tenna xerr.

Aεla qa teqqn aṭṭawen
Ymekn a cc tessḥer.

Mta tqabel cc i ṛemḍan,
Day blac aseḥḥer.

Ya ṛebbi ḥerz it, tzayded as i leεmeṛ.

S bbay mahi bbay,
Niweḍ l At Wadday.

Ddat n tetbirt, ṛṛṭubeyyet n tseflellay.

Mi mmutrent argaz, kulha yettwṛafay.

Ul tthennint al mi wetfent ṣaṛay.

Zzin, dderwic !

Teεweṣd i lewṣaf.

Teṛṭebd am rric.
A lxux mi yenwu bezzaff.

Lḥaṣul, ha sslam inux. Tellid xfi d ccaf.

Ssyin, neṭṭf ameṭliq, nehwa dd l Teẓnayin.

Ad iεceq wikk un neεciq zzin n id zzin.

Tḥawled, tceṭṭṛed, teḥḍid.
Argaz nnem, tweffeṛd as.

Ccel nnem d ulbiq.

Nefdent tqeccabin.

Xaṭik xeṛjan ṭṭṛiq
D makk issiḥṛam ddin. »

Explication / Traduction

Dites à sa mère :
« Nous avons fait le tour des ksour.

Demandez-moi de vous parler de la beauté parfaite.
Je vous dirai, peut-être, où elle se trouve.
J’ai commencé par le ksar d’At Nnej.

Si je n’avais pas eu de courage,
J'y serais resté encore.

Il faut s'y rendre
Pour voir la lumière.

Vivaient-elles [leurs filles] sur terre
Ou descendent-elles de la lune ?

Beautés respectueuses,
Vraies beautés !

Elles ne connaissent pas d'égarement,
Elles ne connaissent pas d’errance.

Même vieilles, elles restent charmantes !
C’est pour cela qu’elles se marient.

Continuez avec moi
Vers le ksar At Addi.

Ô mon Dieu,

Nous ne sommes pas séparés.

Elles nous sont permises.

Là où le cœur tape,
Il trouvera qui répondra.

Paisible beauté se voit dès l’ouverture de la porte.
Tu accueilles bien l’étranger et le prochain.

Bien heureux sera celui qui l’aura comme épouse.

Va, fille d’At Addi, tu es toujours en haut comme l’huile sur l’eau.

Tu fais toujours du bien à ton mari.
Tu sais faire des travaux et tu assainis ta maison.

Nous continuons notre parcours.

Nous atteignons At Slimane.

Rougeur de grenade
Qui but tant d’eau.

Beauté merveilleuse, sereine et claire.

Celui qui t’aura ne pensera jamais au divorce.

Mon cœur s’effrite et se casse en tessons.

Aucun homme désagréable
Nous n'avons vu sur notre passage à At Lamiiz.

Ô qu'elle est mignonne !
Ô qu'elle est chère !

Ni maigre, ni grosse.
Ni trapue, ni longue.

Celui qui t’épouse
Ne manquera jamais de bien.

Ta beauté est parfaite même sans fard
Que tu sois fille ou mariée.

Et le ksar d’At Amer ?

C’est là que je ne sais que dire.

Même si elle ferme ses yeux,
Elle te charme.

Si elle t’accompagne pendant le ramadan,
De shûr tu n’auras pas besoin.

Gardez-la, ô mon Dieu, et prolongez sa vie.

Un petit saut
Et nous voilà chez At Ouadday.

Corps de colombes, douceur d’hirondelles.

Quand elles voient un homme, elles tremblent.

Elles ne se calment que quand elles rentrent chez elles.

Beauté et modestie !

Difficile à décrire.

Tu es lisse comme les plumes.
Ô pêche bien mûre.

Mon grand bonjour, tu es maîtresse.

De là, nous sommes partis vers les Zenaguies.

Tombera amoureux qui n’a jamais aimé.

Tu as épargné, économisé et bien gardé.
Ton mari, tu l'as ménagé.

Lisse est ton tissage.

Très demandé il est.

Tu ne dévies jamais.
Tu évites tous les péchés ».

Année de publication
1990
Auteur référencé
Vers

Yelli, ya yelli, ya tenn tu sad i-dd iḍaε i Ppaṛi
Ameεlak ulli d yuma ay kidm ifaqen bekri !

Xleqn iḍaṛen nnem sa dd ffen si ccwari.
Tufid lḥurreyyt un nexliq l yemmam ḍaṛi.

Day wenn texsed tu ttekked t. May tnekred ; nni am : « Ha nekr i.
»

U d am nnix s uqcuc. U d am nnix sqesf i nix ẓẓiṛṛ i.

Ud am nnix s lmuḍa.

U d am nnix mar ala tyured εeṣṛi.

Tennid : « Asemmiṛeḍ iẓẓay ! » Ac ammu ay tennid.

Nni am : « Aḥlu, ha zerr i ! »

Texserd i tiddart. Ul terbiḥd i teṛi.

Ul telmided asenwi.

Ul telmided taduri.

Ppam tεelmed, i ljeṛṛet nnem, nxesr i.

Tesbercend i-dd ass inux, teccend i-dd itri.

Lḥemdu llillah day nfaq bekri. Acrus iṛexfen, nẓeyyṛ i.

Acewwṭ tu sad iffe sukk seṛweṭ, neyy as lljam, nerr i.

Explication / Traduction

Ma fille, ô ma fille, ô toi que j'allais perdre à Paris
Si ce n'était pas mon frère qui s’en était vite aperçu !

Tu allais dépasser tes limites.
Tu as trouvé la liberté dont ne disposait pas ta mère avant.

Tu faisais ce que tu voulais. De ce que tu détestais, je te disais : « Tu peux le détester.
»

Je ne t’ai rien dit sur tes cheveux. Je ne t'ai dit ni de les écourter ni de les garder longs.

Je ne t’ai rien dit sur la mode.

Je ne te demandais rien sur ton comportement en femme moderne.

Tu disais : « Le voile est lourd ! » C’est ce que tu disais.

Je t’ai dit : « Mais débarrasse-toi de lui ! »

Tu ne sais pas faire le ménage.

Tu n’as pas réussi tes études.

Tu n’as pas appris la cuisine. Tu n’as pas appris le tricotage.

Nous avons perdu ton père à cause de toi.

Tu as assombri ma vie et tu m'as montré les étoiles le jour.

Dieu merci, nous étions vite alertés. Nous avons serré le nœud qui s'ouvrait.

Pour l’âne qui allait quitter l’aire de battage, nous avons remis la rêne et l'avons rendu au groupe.

Année de publication
1988
Auteur référencé
Vers

Ah si bufeqqus, cḥal d miẓiḍ !
Wi zzis iseḥḥern ad iẓum ass d yiḍ.

Illa dis ddwa y ṣṣḥiḥ d lemṛiḍ.

Iẓwa-y-ax dd un nessiwel, u-lli cay d lεib d aεuṛiḍ ?

Ddunit kulci yella dis, ixeṣṣ day bnadm ad iṣneε.

Si ljemmaṛ al iẓwṛan, qaε may teεlem tezdayt an nini yella d nnfeε :

Taẓyett, neyy it ukk dlas,
Tiqecbett d tsamess n yimas.

Tada, neyy it ukk ẓeṭṭa,
ṣaṛay, nfeṛḍ i s tṛeṭṭa.

Taqernift ukk herres,
Ccwari d tezgawt, nedr in s leεfeṣ.

Zzenbil, neyy i s lefdam,
atir ineffeε ikk ibbay d yicam n turdam.

Tada, neyyu zzis axḍuṛ,
Neεceq ayniw amenzu, neεceq i d aqbur.

Tiqecbett, nuṛaṛ zzis biṣbul,
ḥḍa mta tneṣl ac, ata temmud εla ṭul.

Nnwi, yebby i wmeẓẓyan, irr as dd lmeṣṛuf,
Iddi ss umeqqṛan, yuc i d lεelf.

S tẓeytt neyyu tifelwin.

ẓẓeṛṛaq islaha lbeẓẓ ad tbeẓẓiwin.

Elmedur d elxerget n tziwayin,
ccecc d rrcem i tiliwin.

Tizedmin, nuss int s uzella
Lεefṣat drent tasejjatt n tẓilla.

Ayniw, numes zzis ineẓla.

Lefḍuṛ dg ul tersi tiyni day nnehḷa.

Mi tella lgaylet, nutf ukk yellu.

Abẓiẓ mikk inḥes, issusm i wcellu.

Tiyni d zembu, neyyu zzisn asllu.

Ammu w dd iqqim yudu, ixleq ya llu.

S yixef n tṛeṭṭa nekks aceṛfa.

S yixef n tṛeṭṭa nessi dd lεafit si ljaṛ.

S yixef n tṛeṭṭa neyyu taneccacc n yiras.

S lεefṣet nezzi timas.

Cemm d lemεac amezwar i ṣṣabi men beεd leḥlib n yemmas.

U cemm iεaf uwessar dg issefṛuṛey hemm zzman maykk iεlem n temas.

Mani tellid ay Iẓeṛ, mani tellid a Tait, mani tellid a Lmelyas ?

I tu ikter lxir, amur tu tεelm i wla d Taḥeṛkaṣṣ,
Assu mani yella wmur ula y bab nnes.

I tu ikter lxir ankeḍ tu ittawy dd ussan d wussan.
Iḥezzm umeẓẓyan, iḥezzm umeqqṛan.

Ṣaṛay itcuṛ s lxir ;
tubeyt εad ikk iyṛan.

Day ibbay n temmin n zman an d ankeḍ n yudu :
Ankeḍ n tcukar mikk faten lemaṛeb am wenn dd illa yesṛewweḥ ṭṛabanḍu.

Neεceq cemm d taqburt,
Nxes cemm d tamenzut.

Nxes cemm d mayal
Sukk ḥlucem l umeṭṭal.

Ya tazdayt, ya tenn dg iḍaε, iẓwa lεerg n njdud.

Cḥal netcu si lxir nnem. Zzim ay zzeg nṛabba fud.

Taṛwa nnem bekri, zzaylet tu tettiḥar as i rrfud.

Assu, mi tuṛwed sent n tsefṛaḍ ; illa yenu cemm ubayuḍ.

Iḥy anax ṛebbi nεic al dd yaweḍ zzman amenkuḍ.

Ha yetnin fṛeqn anax, tawnin yyen lḥudud.

At zman cemm iẓẓan ay kidm iṛwan, tu ḥḍan cemm s lbaṛuḍ.

Nekker dd necni nesmeḥ dim, nεaf cemm.

Ha cemm temmud.

Argaz ittmetta s tmurt nnes waxxa n uḍṛaṛ d cennud.

Mta tu tfat, ayetca san nsemḥ i Bedad, nesmeḥ ukk Buxxud.

Wu d ljil itcen ḍanun : d bnadem un nessin uḍuḍ.

Wu d bnadem un netci timẓin : iwalfen day lemεac alḍuḍ.

Wu d ljil iṛabba tiwdi yili εad ul ikemmel unuḍ.

Bessif wenn iḥlucemn i ssima u cay am wenn iqlulben ukk luḍ.

Weḷḷeh a tiyni yeẓwan, weḥḥeqq ḷḷah lmeεbud.

Day tiṛṛet tella wkk ul. Illa yxeṣṣ it day uṣuḍ.

Nenna mi cemm neqneḍ an naly i sslalem
Mta lana nemmuter cemm wala si ṣṣḍuḥ.

Saεa tzayded ax dd lhemm s lhemm.

Nemmuter cemm tweṛed, tsekfed ṛṛuḥ.

I texleqd i ccbab nnem,
Wenn un netci bezzaff, illa yetcu-y-afuḥ.

Tiyni ybeṛṛeε dis bnadem.

ccecc d rrcem tu ittwaεaf d ubluḥ.

Ya tazdayt n nbur,
Ya taḥnint n wul !

Tṣebṛd i jjriḥt ad lḥeṛṛ n ṣṣif.

Waxxa w cemm nessiw,
Waxxa w cemm nenqic,
Qaε tettfekkeṛd anax si lexrif l lexrif.

Ya tazdayt, s lxirat nnem tessekkred dd ljil tabeε ljil.

Mta texḍid anx amani Miṣṛa yeqḍa xefs Nnil.

Explication / Traduction

Ô que "boufeqqous" est délicieux !
Qui en prend au shûr, jeûnera nuit et jour.

Il y a des remèdes pour les sains et pour les malades.

Nous l'avons perdu, nous n'avons pas parlé, n'est ce pas une honte ?

Tout est dans la vie, il suffit à l'homme de travailler.

De la pousse terminale aux racines, tout ce qu'un palmier possède est utile :

Nous utilisons au plafond son madrier,
La brosse de tissage est faite d'écaille de palmier.

Au tissage, nous utilisons la tige des palmes,
Nous balayons le patio avec la palme.

Nous utilisons sa raquette pour le lavage,
Nous nattons couffin et bissac avec ses folioles.

"Zembil" nous le faisons avec sa trame fibreuse,
L'épine sert à ramasser des dattes et à piquer des scorpions.

Avec la tige des palmes nous faisons des jauges.

Nous adorons la datte précoce, nous l'adorons conservée.

Avec son écaille, nous jouons au baseball,
Attention, si elle te tombe, tu as perdu tout au long du jeu.

Les noyaux, les enfants les ramassent et en font de l'argent,
Les âgés les pillent et les donnent comme fourrage.

Avec son bois, nous avons fait des portes.

"Zarraq" amuse garçons et filles.

La palme morte, le reste de régime de dattes,
Les dattes non fécondes et celles qui tombent sont pour les moutons.

Les gerbes, nous les attachons avec "azella"
Les folioles, nous les nattons pour le tapis de prière.

Nous appliquons la datte aux gerçures.

Un déjeuner sans dattes ne mérite pas qu'on le prenne.

En temps de canicule, nous entrons dans los bosquets de palmiers.

L'enfant criard par une masse de dattes est calmé.

Avec les dattes et la farine, nous faisons "asellou".

Ceci n'est plu, il fut autrefois.

Avec le bout de palme, nous enlevons les rebuts de blé.

Avec le bout de palme, nous allumons le feu depuis nos voisins.

Avec le bout de palme, nous faisons des éventails.

Avec la foliole, nous curons nos dents.

Datte, tu es première nourriture de bébé après le lait de sa mère.

Le vieux à qui les soucis de la vie n'ont épargné aucune dent, ne t'a pas abandonnée.

Où es-tu Ighzer ? Où es-tu Taghit ? Où es-tu Melyas ?

Au temps de prospérité, même pour Taherkass il y en avait une part.
Aujourd'hui, il n'y a de part même pour le propriétaire [de palmiers].

En temps d'abondance, la cueillette durait des jours et des jours.
Agés et jeunes se mettaient à l'œuvre.

Le patio plein de biens ; des dattes à ramasser restent encore dans le jardin.

Le reste des cueillettes d'autrefois vaut les cueillettes d'aujourd'hui :
La cueillette se fait avec des sachets au coucher de soleil, comme avec les produits de contrebande ramenés.

Nous t'adorons [datte] conservée.
Nous t'adorons [datte] précoce.

Nous t'adorons conservée par pendaison
Du berceau au tombeau.

Ô palmier, ô toi pour qui toute la sueur de nos ancêtres est fournie.

Nous avons tant mangé de tes biens. Grâce à toi nous sommes en bonne santé.

Ta récolte, les équidés peinaient à la transporter.

Aujourd'hui, quand tu donnes deux petits régimes, de fusariose tu meurs.

Dieu nous a gardés en vie jusqu'au temps des malaises.

Nous voilà séparés de toi ;
ils ont instauré des frontières.

Les gens d'autrefois t'ont planté et ont souffert pour toi, ils t'ont gardé avec des armes.

Nous voilà t'abandonner et te laisser.

Te voilà morte.

L'homme se sacrifie pour sa terre même si elle n'est que pierres et épines.

Si cela passe, demain, nous abandonnerons Baghdad et Boukhoud.

C'est la génération Danone : des hommes qui n'ont pas connu d'allaitement maternel.

Ce sont des hommes qui n'ont pas mangé d'orge : des habitués à la nourriture lisse.

C'est une génération élevée dans la peur avant même de finir son emmaillotage.

Celui qui rampe dans le ciment n'est pas comme celui qui se roule dans le sable.

Je jure au nom de Dieu, ô dattes confisquées, au nom du Dieu que nous prions,
La braise est dans le cœur, elle n'attend qu'à être soufflée.

Quand tu nous manques, nous montons dans des escaliers
Si jamais nous te voyons même de nos terrasses.

Hélas, tu nous as ajouté souci sur souci.

Nous te voyons pâle et agonisante.

Quand tu étais dans ta jeunesse,
Ce lui qui ne mangeait pas assez de toi, en mangeait un peu.

On se régalait dans les dattes.

Les dattes non fécondées, celles tombant avant la saison et celles non mûres étaient abandonnées.

Ô palmier non irrigué,
Ô toi au cœur doux !

Tu as tenu le cou dans le givre et dans la fournaise de l'été.

Même si nous ne t'arrosons pas,
Même si nous ne te binons pas,
Tu penses à nous d'automne en automne.

Ô palmier, avec tes biens tu as élevé des générations et des générations.

Sans toi, nous serons comme l'Egypte sans le Nil.

Année de publication
1984
Auteur référencé
Vers
1984
Explication / Traduction

Ul ttxemma, ul terra l wul : mta yeẓwa l Fṛanṣa, a dd idwel.

Iaḍ it lḥall s urgaz nnes : day mi dd yus yur, ad idwel.

Day tthenna, argaz illa yxes cemm.

La ya wl iεlim ul, a t id iṛḍel.

Mta y tsa tṛabbid myat gṛam, netta yella yṛabba xfem aṛḍel.

Tiwy t id lweqt ad ieṛṛeb, a dd infeq, a dd imewwel.

Tenn yiwyen zufrey day ad teṣbeṛ.

Mar may xef tu tεewwel ?

Argaz mta yexṭeṛ i lefjer, aεla yuf a dd idwel mi yzewwel.

Aεla w-lli d lmall, may sad iεceq ḥedd i tmuṛa n udfel ?

Wi sad inḍew l tenn ixes, u ss iterri lḥiḍ ula yerr i wesfel.

Ssenduq dg illa ẓẓehṛ inux, tlata n llewyat i leqfel.

Wenn xf iḥeṛṛ gṛenlezal, wa mar h ad ieẓẓ lfelfel.

Ajeεmey mta tfaṛqed t si yemmas, ḥḍa ss idjen n wass, ad ijfel.

Utcu wl issiliy, ul issiliy i seksu wen neεlim aseqfel.

Waxxa d awessar irza leεmart, u-lli cay d lεib mtanak ircel.

Ccbab n wassu, cḥal d ameεgaz.

Aεla yuf bisklit la mi sa dd inel.

Wa ṛeẓm aṭṭawen, arc axuc, teḥḍid lana si cṛa n unusfel.

Tamemt lḥuṛṛa, amεla teshel, ad ili ytekk it yizi, iyy it uẓeṛmel.

Qaε ufric iḥḍan, tennid ad injeḥ ;
awed εamayn aykk iḍubel.

Année de publication
ul terra l wul
Auteur référencé
Vers

Lewṣayt inux, a meskin !
A cc ul itterri zzin !

Qqel l tenn ala neqbel s ubazin
Ad uṛum n temẓin.

Sad ac bdix i lewṣaf.
arec u d ac dd ittiley zzεaf !

Qqel cekk wi tu ixalef
S ccṛeε d lqawanin.

Tejṛa wkk u yella yessawal.
Day yicc qaε ttc as lmall.
Tessuf i bla-y-ajeṛḍal.
An d wikk itebεen zzin.

Σemmeṛ ha dd tekkir bekri
Wala teẓṛu tinecri.
Dima tella tqabel lemri.
Wa trazza yi y tmecḍin.

I ṭṭyaεet, mar ala txemm.
I ṣṣeṛf, ul teεlim lhemm.

Σemmṛ ha mta qa tellem
Wala teyyu tinsrin.

Tiḥuna qa d ameṛwaṣ.
Wa bab n nmiṛ, ac xlaṣ.

Ayezzar, ac cṛa d ass
Iqeyyd i lkaṛni mitin.

Lmusejjalet d yellis,
ṛaḍyu tḥesb i d mmis.

Dima tqabl in ikk idis.
I lefṛac, tella tessumt in.

Mi tṛaḥ l yemmas,
U d as cay idezzi wass.

Sebεeyyam, ata labas.
A mta εad tṛewweḥ dd ssyin.

Mikk illa wuṛaṛ
I ljaṛ nix i Beccaṛ.

A dis tcel wass aḍiṛaṛ
Dili qaε u ten tessin.

Mi yi tedju bla lefḍuṛ,
Ad kkrex nettc aendur
Ad as bnix, dej as amur.
S tiwdi w-lli cay s tmexsiwt.

A yemma yemma !
Tuf argaz bla tamaṛt.
Teyru xfes taqenḍaṛt.

May d as tenna ; iyy i.
Yac tu tesseḥr iyi !

An d wikk itebεen zzin,
Idju ṛṛay n nwalidin.

"Xud wa ṛaṣi, xud ! "
Uct i-dd idjen n uqeccuḍ.

Ad εahdex lεahed.
Ul ibeddel wala yjdded.

Yac tu εelmex ccan.
Mani ṛaḥex, tcix, swix.
Assu, kulci d abercan.
Dewlex dd d lebṣelt, ul swix.

Explication / Traduction

Mon conseil, ô pauvre !
Ne sois pas séduit par la beauté !

Cherche celle qui accepte les repas maigres
Et le pain d'orge.

Je commencerai par dresser un portrait,
Attention, à ne pas t'irriter !

A toi de juger qui de nous violait
La Charia et les lois.

Ceci est arrivé à celui-là qui parle,
Une seule [fille] l’a ruiné.
Elle l’a dévêtue.
C'est le mérite de celui qui cherche la beauté.

Elle ne s’est jamais réveillée tôt,
Ni vu le lever du soleil.
Elle passe tout son temps à se mirer.
Pour ses peignes, elle m’a ruiné.

Pour gaspiller, elle n'a pas de souci.
Des dépenses, jamais, elle ne s'est inquiétée.

Elle n’a jamais tissé
Ni des bourres de laine filé.

Crédits dans toutes les boutiques,
Chez le grossiste beaucoup plus.

Le boucher chaque jour,
Consigne deux cents[au carnet]

Du magnétophone, elle fait une fille,
De la radio, un fils.

Toujours à ses côtés,
Au lit, elle les prend pour oreiller.

Quand elle rend visite à sa mère,
Une journée ne lui suffit guère ;

Une semaine, c'est peu dire,
Encore si elle veut en revenir.

Lors des fêtes de mariage,
Que ce soit chez le voisin ou à Béchar,

Elle y passe toute la journée,
Même s’ils lui sont étrangers.

Quand elle me laisse sans déjeuner,
Je me comporte en diligent,
Le repas, je le lui prépare, et je lui laisse une part,
Par crainte, et non par amour.

Ô mère ! Ô mère !
Elle est tombée sur un mari sans belle-mère,
Et de fardeau, elle l’a chargé.

Il exécute ce qu’elle lui ordonnait.
Qu’est ce qu’elle m’a ensorcelé !

Bien fait pour celui qui par la beauté est séduit,
Qui à ses parents n’obéit.

Malheur, oh mon malheur !
Donnez-moi un bois.

Je ferai une promesse,
Qui ne change ni se renouvelle.

J’étais très estimé,
Là où j'allais, je mangeais et buvais.
Aujourd’hui, tout a changé,
Tel un oignon, je ne vaux rien.

Année de publication
1983
Auteur référencé
Vers

Lerib, a yemma, lerib
I tmuṛa yella d ayujil.
La lwali la leḥbib,
ṛebbi yella d lewkil.

Leεmeṛ mta wl illi yezrib,
Ddunit mta wel telli teεjil,
Tamurt ul εad un neqlib,
Nnit ad tecrez s uill.

Lgeṭṛan jaṛ imedyanen
Wala tamemt jaṛ lεedyan.

Wi d ac iḍeṣṣen s beṛṛa
Illa yettiban dd d yumac.
Wa netta s jaj illa
Iz ac, iḥefṛ ac.

Zzman ifṛeq jaṛ lhell d leḥbab.
Ma bina nεic wala nẓuṛ lwali.

Kulha d teṛḍunt nnes mani d as tektab :
Cṛa y tteεtib, cṛa y lexla lxali.

Wac nettexleq dd day l leεdab ?
May san nεedl i ss ixes Lεali ?

Dεix ṛebbi, mta nettc d lmeṛḍi.
Lhemm n nefṛaq illa yenu yi.

Man d lḥayat ! Man hjeṛ dd, tsemḥd i leḥbab !
Ul terrd awal. U d ac isqubqeb ḥedd i llbab.

Qeblx ad ilix d lmeskin i leblad
Wala d lani d lbeṛṛani.

Explication / Traduction

L'étranger, ô mère, l'étranger
A l'étranger, il est orphelin.
Ni parents, ni ami,
Dieu est son seul garant.

Si l'âge ne s'est pas empressé,
Si la vie ne s'est pas hâtée,
La terre non encore labourée
Sera semée grâce au travail après.

Le mauvais breuvage entre amis
Vaut mieux que le miel entre ennemis.

Qui te sourit de l'extérieur
Te semble comme un frère.
Lui, de l'intérieur,
Il te creuse une fosse.

Le temps a séparé des familles de leurs proches.
Nous n'avons ni bien vécu, ni vu nos proches.

A chacun est destiné un pain quelque part.
Certains au seuil de la maison, d'autres dans les déserts arides.

Ne sommes-nous crées que pour la souffrance ?
Que ferions-nous si le Très-Haut le voulait ?

J'ai prié Dieu, si je suis de ceux admis.
Le souci de la séparation me tue.

Quelle vie ! Emigrer et abandonner ses proches !
On ne répond à personne et personne ne frappe à notre porte.

Je préfère rester pauvre au pays
A être riche mais étranger.

Année de publication
1981
Auteur référencé
Vers

Flana d flana may d asent ijṛan
Al d awḍent l lqaḍi ?

Cnimti ya siwt zman !
Wac tillemt ulfan
Ixs in Sidi ṛebbi ?

Tamezwart tellef
S mya ḍuṛu n ṣṣeṛf.

Irεa wel ttqelleq !
Ad ac inix manec texleq.

Ikkr ammu yedjen n wass,
Tamaṛt ixleq dis umeṛwaṣ,
Tenna-y-as i tesleyt : « Ha mya
Xellṣ it, dwel dd deya !
»

Teṭṭef dd ayen n nkaḍ, teṭwa ss,
Teyy as yicc n tissass
D maydum ir ḷḷeh ayekk cerwas,
Tessen mta tuḍa d aras.

Tecnu kulci s lehwa,
Tekkr meskina teẓwa.

Ikk tiweḍ bab nnes,
Tejbed dd ammn ad txelleṣ.

Taf mya wel tlli !
Teẓga l ṛebbi Lεali !

Aṛṛana tedwel dd l tiddart,
Tεawd as i twessart.

Wa din-din a meskin !
Tjemε as lqecc nnes,
Tetta εad timecḍin.
Walu ḥṛam ul tness !

Inu yyen amensi y ṭṭyaf.
Sseṛen may εelmen n uzimba, kemmlen zeltaf.

Ha tamaṛt yuly as dd zzεaf
S umensi dd imaqamen bezzaf.

Ikk teyyu leḥsab a sidi,
Taf texser ttaman n tqeccabt, beṛṛa n wudi.

Kkern abεda sfetḥen
S uyn n wutcu dd iṣebḥen.

I lefḍuṛ tenna-y-as : « Yy ax dd atay ! »

Ha tasleyt, u d as iεjib cay.

Iwa ṛakεaṛef s leḥya d tiwdi,
Ma biha day tekkr abeddi.

Tṛaḥ a sidi am urgaz.
Teḍṛu luqid, tceεεel biṭagaẓ.

Ha lmendif iḥkem !
Tamaṛt tekker tḥezzem.

Tenna-y-as : « Cemm iḍeṛn ayn n uqeccuḍ !
Wac tεelmed da-y-alli nix day d luḍ ?
»

Ha mar qa maykk nexser ukk mensi,
U dd nettceṭṭeṛ la d tiṛṛin dd iṣbeḥn ikk lemsi ?

Iwa ruḥ a lhamaj,
Al mi teyyid ṣṣṭaj
S lhemm n ddunit,
Tas dd ad txelqed d taslit !
»

Tu yella εad dis lḥenni ukk fus !
Dublvi yedjn n wass amenḥus,
Tamaṛt teffe l ljaṛ
Ad asen tesbarec, tawey dd xefsen leṭaṛ.

Taslit, sahla, mahla,
Tu sad tellem, tenna nnehḷa,
Teṭṭef dd asemmiṛeḍ,
Tub i, a ss tessired.

Tamaṛt, ameεla till sad iẓwa lqerc,
Ad tili tṭeṛk asbarec.

Aed teslit "ma εendha xbeṛ"
Binna tamaṛt tettceṭṭeṛ.

Nettet, day mεa ytaf,
Temmuter icuffa bezzaf.

Sa zzis iffe ṛṛuḥ !
Taslit tella tnettcṛ i ṣṣḍuḥ.

Tenna-y-as : « Hwa dd a zzin !
»

Till tella tiwy as dd cṛa n llettcin,
Tehwa dd ssellum ṛebεa, ṛebεa,
Tus dd zzates, tebda tettṛaεa.

Tenna-y-as : « A ṭṭṛifa,
Izeddeεn ayen n icuffa,
Ac tawn in εad nqan,
A disn irid ucḍif d senn n iεuban !
»

Iwa ruḥ ad teẓwid !
Wala d amesmir u ss ittsi si lḥiḍ !
»

Tinu d lweqt n tejress,
Tamaṛt ukk ṣaṛay ttherres.

Tasleyt tuley l ṣṣḍuḥ
A din tezzi-y-afuḥ.

Ul tis lweqt nns ad iḍaε,
Tekker tejbed dd ammu yedjen n neqnaε.

Danis ifat as texdem i nnadi,
Telmed aṭeṛṛeẓ n ibeṛḍalen d lewṛaḍi.

Tamaṛt, εla ḥsab makk tefhem,
Till taslit tella ttellem.

Teyy as leḥsab al ṭṭenεac,
Ad iqḍa may ers illan n uqerdac.

Iwa lḥaṣul tuly ad teqqel
Man ayn tella tejjujed n ccel.

Yudn a sidi xfes tergeb,
Taf it ttṭeṛṛeẓ lqelb.

Tenna-y-as : « Teqqeld a ḥenna, may dd nelmed ? »

Tenna-y-as : « Ha ma yella beεda may tellmed ?
»

– « Iwa w dis qaε nqiṛx ayu n wass ! »

– « Ha maer ? A yuc am ṛebbi ddehsas !
»

Nḥar i lexdemt n nbeẓẓ ;
Cemm telhid ax dd da d uṭeṛṛeẓ !

Kker, ay kker cemm nnfeḍ !
Al mi tellid i tiddart n ppam,
Tṭeṛṛeẓd ul nix ineṛfeḍ !

Tu d tiddart n ccel d telmi !
Ha cemm, asekkwas ad i-dd trazzid mmi ! »

Tu teṭṭeṣ al-d tencer tfuyt
ad day ierr it cciṭan.

I dd tṛewweḥ temaṛt sikk iyṛan,
Taf it jaṛ iεuban.

Tenna-y-as : « A Menna,
Mta d tfuyt tella tencer ukk jenna.

Ha tiqrinin nnem
Llant yalleh llem, llem !

Ha cemm iyyen lεifet,
Temmud i-dd d am ljifet !

Ham, ham, mtak ixes cemm Musa,
Ruḥ al mi dd yus si Fṛanṣa,
Teyyem manayen texsem !
»

Amma yudu, d nettc aykk illa yeḥkem.

Iwa ruḥ ad am iεeṛḍ !
Isi day tiirt d umceḍ !

Llix qqaṛ am lair !
Dd da wl ttḍuṛd ukk ir ! »

Tinu d lweqt n nefḍuṛ.

Argaz beḥṛa yella yṛewweḥ dd sukk ḍuṛ,
Yuley l tẓeqqa ad issenfel.

Tamaṛt tella tube dd ḍaḍ ukk qellal ad teftel.

Tasleyt tεeyyeḍ dd : « ebdeṛṛḥman ! »

Ul εad tkemmel, tu azeddiḥ ikk ceṛman :

– « Axxam, axxam, ikkas n nuqṛ !
»

Wac bik d lmuḍa nix d teεqeṛ ?

Nettc sseymex dd d urgaz tlata ;
mmeṛ d as εeyyḍex bir "netta".

Ha cemm iyyen lemḥeccma !
Tεeyyḍed as s wammen ss nsamma,

Iwa tan assu tfat am,
Walaynni ssya l zzat,
Imi nnem yy as lljam !
»

Explication / Traduction

Qu’avaient ces deux femmes
Qui, devant des juges, comparaissaient ?

Ô, vous femmes âgées !
Croyez-vous que divorcer
De Dieu est apprécié ?

La première [épouse] divorça
A cause de cinq dirhams.

Ne vous inquiétez pas !
Je vous conterai tout cela.

Une fois, il était,
Une belle-mère qui s’endettait.
Elle dit à sa bru : « Les cinq dirhams que voilà,
Tu les paies et vite, tu reviens là !
»

Elle prit le billet et le plia ;
Avec son voile le noua.

Et tant de nœuds, elle lui appliqua
Car sa perte, sa vie lui vaudra.

Ayant pris tous les soins,
La pauvre quitta le coin.

Arrivée devant le créancier,
Elle sortit son nœud pour payer.

L’argent n’y était pas !
Au bon Dieu, elle cria !

Elle rebroussa chemin
Et devant la vieille, elle raconta.

Oh quel ennui !
Aussitôt, ses bagages, elle plia.
Les peignes oublia,
Et n’y passa plus une nuit !

Ceux-là avaient des invités pour le dîner.
Bois et brindilles furent brûlés.

La belle-mère s’emporta
Du dîner qui tant lui coûta.

Quand tout, elle calcula,
En plus du beurre, cela lui valut une djellaba.

Le lendemain, au petit déjeuner,
Ils prirent le couscous qui de la veille restait.

Au déjeuner elle exigea de sa bru un thé,
Elle qui, jamais, ne le consommait.

Par respect et peur,
La bru se mit au labeur.

Elle se leva sans détour,
Et alluma une allumette au four.

Le piège aussitôt l’attrapa !
Et la belle mère s’emporta.

Elle lui dit : « Toi qui gaspillais l’allumette !
As-tu un cerveau ou de la boue ?
»

Avec tout ce que nous avons dépensé au dîner,
Nous n’utiliserons même pas les braises du foyer ?

Va-t’en canaille,
Jusqu’à ton passage du stage qui vaille,
Sur les aléas du vécu,
Pour te prétendre bru !
»

Celle-là a encore du henné en main !
Par un jour malsain,
Sa belle-mère sortit chez ses voisins
Pour les féliciter et en rapporter son plat.

La bru, sans souci,
Elle qui la laine devait filer, ne s’en donna pas la peine.

Son voile elle prit,
Le rinça et lava.

Si la belle-mère savait qu’un morceau de savon allait être dépensé,
Elle n’aurait pas dû aller féliciter.

La bru ne savait pas comme
Sa belle mère était économe.

A peine, chez elle, elle eut mis pieds,
Qu’elle aperçut trop de mousse déversée.

De rage, elle perdit sagesse !
La bru étalait son voile sur la terrasse.

Elle l’appela : « Descends ma belle !
»

Croyant qu’elle lui offrirait des navels,
Les marches, quatre à quatre, elle descendit
Et, toute blottie devant elle, attendit.

Elle lui dit : « Toi, ô ma douce,
Qui jetas ces mousses,
Ne sont-ils pas purs
A laver un tapis et deux couvertures !
»

D’ici tu dégages !
Et pas un clou du mur dans tes bagages !
»

Pour celles-là, ce fut un jour d’hiver,
Au patio cardait la belle-mère.

La bru, sur la terrasse montait.
Au soleil, elle s’exposait.

Pour que son temps ne soit perdu.
Elle prit un fichu.

Car elle fut un jour au centre
Où broder oiseaux et fleurs on montre.

La belle-mère croyait
Que la belle fille filait.

Elle attendit midi sans peine
Pour la voir finir sa laine.

Vers la terrasse, elle monta
Voir la laine qu’elle prépara.

Quand d’elle s’approchant,
Elle la trouva un cœur brodant.

Elle lui dit : – « Vois-tu mémère, ce qu’ils nous enseignèrent ? »

Elle rétorqua : – « Où est en premier ce que tu as filé ?
»

– « Ce jour, je ne me suis pas donné la peine ! »

– « Et pourquoi ?
»

Que la mort te prenne !
Nous évitions le travail des enfants,
Et te voilà nous brodant !

Dépêche-toi, que les bombes ne te ratent !
Dans la maison de ton père,
Tu brodes cœur ou rate !

Ici, c’est la maison de travail et de laine !
Avec toi, au bout d’un an, mon fils vivra en peine. »

Celle-ci fit une grasse matinée.
Elle n’y pouvait rien.

Quand sa belle-mère, du jardin, revint,
Elle la trouva sous des couvertures cachée.

Elle lui dit : « Ô Menna !
Le soleil, au ciel domina.

Celles de ton âge
Sont au cardage !

Toi, qui es fainéante,
Telle une charogne es morte !

Ecoute !
Si Moussa t’aime,
Va jusqu’à ce que de France, il revienne
Et vous faites ce qui vous accommode !
»

Maintenant, c’est moi qui commande.

Aux diables va-t’en !
Une bassine et un peigne tu prends !

Mais pas plus que ça !
Et ne reviens jamais par là ! »

Pour celles-là, c’est l’heure du déjeuner.

Le mari venait à peine de ses balades
Et alla se changer dans sa chambre.

Pour son couscous, la belle-mère avait un bout de beurre dans un doigt.

La bru cria : « Abderrahman ! »

Aussitôt, elle reçut sur le dos un coup l’assommant.

– « Ah ça alors c’est de l’insolence !
»

Est-ce mode ou arrogance ?

Moi, j’ai eu trois enfants avec mon mari ;
Je n’ai jamais osé lui dire en dehors de "lui".

Toi, l’insolente !
Tu l’appelles en le nommant !

Aujourd’hui, on te pardonne,
Mais dorénavant,
A ta bouche, tu appliques une rêne !
»

Année de publication
1980
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