Que la prière soit sur vous, ô envoyé de Dieu.
Aujourd’hui pour se marier, de l’argent il faut assez.
J’ai très longtemps travaillé chez Abdeljebbar.
J’arrachais la pierre et criblais le sable de la rivière.
J’y ai travaillé à m'épuiser, j’ai collecté et amassé de l’argent.
L’argent est arrivé avec l'âge de raison.
Un jour étant dans la montagne,
J’ai entendu le bruit d'une fête de femmes.
Je me suis mis à allonger le pas.
Je me suis dirigé vers la fête pour y faire un choix.
Une [fille] rentre, une sort et une se voile,
L’une est laide, l’autre par ses habits est belle.
Celle-là est trapue, celle-ci n’a pas [de beaux] cheveux.
Celle-ci est belle mais je ne sais comment est sa famille.
J’ai envoyé une femme vers ma mère.
Elle [ma mère] est partie consulter la mère de la belle.
Elle est allée lui demander hospitalité
Et lui a dit : « Mon fils désire votre fille ! »
Dès la première entrevue, nous nous sommes accordés.
Je lui ai acheté un trousseau qui la couvrirait jusqu'aux cheveux.
Deux jours à peine et nous avons invité des gens.
De tous les habitants du ksar, personne n'est resté sans manger.
Enfants, fqihs et jeunes ont mangé
Quand avec ma chère Fouzia je me suis marié.
Après le couscous, la fête a commencé.
De la maajouna tous nos jeunes ont consommé.
Un groupe [de jeunes] avec des tambourins animait son coin.
Ils ont failli tuer une Européenne.
A sa sortie, Harouach en a fait une métaphore.
Il en a dit : « Notre viande est volée du plat.
A dix-heures, vers ma chambre je me suis dirigé.
D’ovations, la maison allait s’exploser.
Je tremblais. J’étais hors de moi.
On m'a dit : « Allons, rentre ! » J’ai répondu : « Impossible ! »
En fin, je leur ai demandé : « Préparez-moi la voie ! »
Un jeune est parti. Quand la voie était libre, il m'a dit : « Avance ! »
Arrivé devant la porte, j’ai vu une lumière à l’intérieur.
On m’a dit : « Au nom de Dieu, fais du courage ! »
Deux jours à peine et je lui ai passé des pastèques à manger.
Nous sommes devenus comme si nous vivions toujours ensemble.