Rrcel

Vers

Ṣṣlati wa sslam εlik, a sidi ya ṛṣul eḷḷah.
Assu ammen ala trecled ixeṣṣ lmall xiṛeḷḷeh.

Iwyex dd cḥal llix xeddmex l Σebdeljebbaṛ.
Llix neqqecx al ttereblex ṛṛemlet ikk ẓeṛ.

Xedmex din al d hlellyex, jemεex dd lmall.
Imεaṛaḍ dd yudu lmall aed leεqel.

Idjn n wass ammu llix din ukk ḍṛaṛ.
Sellex dd ssyin i lla n idjen n wuṛaṛ.

Bdix dd ssyin i lbalawat n useyyer.
Qeṣḍex dd uṛaṛ a dis iḥma wxeyyer.

Day tu tutef, tu teffe, tu tesmiṛeḍ,
Tu d ccina, tu d zzina s may tella tiṛeḍ.

Ha tu d tuqsift, tu d taqcuct aykk ul teεlim.
Tu d zzina, lhell nnes yah un nessin.

ṛaḥx uznex yicc n tmeṭṭut l yemma.
ṭṛaḥ l lhell n uyen n twacunt zzina.

"Fiεlen" ṭṛaḥ tenna-y-asen : « ḍif ṛebbi,
Atan yellitwem, illa yexs it mmi ! »

Day becbec, ṃaww l uyetca, nekker nemmuc.
Si as dd leksewt a sett tiṛḍ al d tadn taqcucc.

Day yumayn ibda leεyaḍ i laci.
Qaε ukk ṛem, ul ittimi wikk un nettci.

Tecn lbeẓẓ d ṭṭelba d zzufreyya
Ikk reclex nettc aed lalla Fuzeyya.

Ikk iqḍa wsetci, ac tebda tteqsiret.
Qaε lwacun llan uten tt d tteεjinet.

Yicc n teṛfaqt s uqellal tessiley dd lqent.
Yicc n tṛumeyt meskina, qrib llan nen tt.

Yumeẓy it ḥerwac i tekker teffe beṛṛa.
Inna-y-asen : « Ittwacr ax dd umur si tejṛa ! »

I lεecṛa w neṣṣ ayekk kkerx ṛaḥex l tẓeqqa.
Texleq tiddart sad teṛṛeεṛeε s ubeqqa.

Bdix tterjijix.
Qqel manec dd xfi yeḍḥa lḥall.
Nnan i-dd : « Yalleh ad tatfed ! »
Nni asen : « Muḥall ! »

ḥaṣuluhu, nni asn : « Qqelt i-dd l ubrid ! »
Iṛaḥ idjen. Ikk ixwa, yenna yi-dd : « Zid ! »

Iwḍex llbab, ufix tfawt tecεεel s jaj.
Nnan i-dd : « Besmellah, yy lkuṛaj ! »

Day yumayn uci as ttcu ttlliε.
Ndwl dd amani nkkr dd jmiε.

Explication / Traduction

Que la prière soit sur vous, ô envoyé de Dieu.
Aujourd’hui pour se marier, de l’argent il faut assez.

J’ai très longtemps travaillé chez Abdeljebbar.
J’arrachais la pierre et criblais le sable de la rivière.

J’y ai travaillé à m'épuiser, j’ai collecté et amassé de l’argent.
L’argent est arrivé avec l'âge de raison.

Un jour étant dans la montagne,
J’ai entendu le bruit d'une fête de femmes.

Je me suis mis à allonger le pas.
Je me suis dirigé vers la fête pour y faire un choix.

Une [fille] rentre, une sort et une se voile,
L’une est laide, l’autre par ses habits est belle.

Celle-là est trapue, celle-ci n’a pas [de beaux] cheveux.
Celle-ci est belle mais je ne sais comment est sa famille.

J’ai envoyé une femme vers ma mère.
Elle [ma mère] est partie consulter la mère de la belle.

Elle est allée lui demander hospitalité
Et lui a dit : « Mon fils désire votre fille ! »

Dès la première entrevue, nous nous sommes accordés.
Je lui ai acheté un trousseau qui la couvrirait jusqu'aux cheveux.

Deux jours à peine et nous avons invité des gens.
De tous les habitants du ksar, personne n'est resté sans manger.

Enfants, fqihs et jeunes ont mangé
Quand avec ma chère Fouzia je me suis marié.

Après le couscous, la fête a commencé.
De la maajouna tous nos jeunes ont consommé.

Un groupe [de jeunes] avec des tambourins animait son coin.
Ils ont failli tuer une Européenne.

A sa sortie, Harouach en a fait une métaphore.
Il en a dit : « Notre viande est volée du plat.

A dix-heures, vers ma chambre je me suis dirigé.
D’ovations, la maison allait s’exploser.

Je tremblais. J’étais hors de moi.
On m'a dit : « Allons, rentre ! » J’ai répondu : « Impossible ! »

En fin, je leur ai demandé : « Préparez-moi la voie ! »
Un jeune est parti. Quand la voie était libre, il m'a dit : « Avance ! »

Arrivé devant la porte, j’ai vu une lumière à l’intérieur.
On m’a dit : « Au nom de Dieu, fais du courage ! »

Deux jours à peine et je lui ai passé des pastèques à manger.
Nous sommes devenus comme si nous vivions toujours ensemble.

Année de publication
1970
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