Init as i yemmas

Vers

Init as i yemmas :
« Qa nḍuṛ dd ieṛman.

Ssetnt iyi s zzin ikemlen
Ad awit inix lana mani yella
Aṛem n at Nnej ay zzeg bdix.

Aεla wl yyix lkuṛaj
A din εad ilix.

ḍuṛ awa, ḍuṛ
Ad teqqeld i nnuṛ.

Wac tu εicent i tmurt
Nix hwant dd sukk yur ?

Zzin n nuqeṛ,
A ya zzin lḥuṛṛ !

Xaṭih amenqeṛ,
Xaṭih aḍuṛ.

Sserr l tewser !
An d ma xf ul tbur.

Nzayd akidi,
Niweḍ l At eddi.

Ya ṛebbi, ya Sidi.

Yac u-lli nebḍi.

ḥlal xef nex, ḥlal.

Mani yesqbqeb wul.
Ad yaf wi la nerr awal.

Zzin lhani, lxir iban si llbab.
Tfeṛḥed s lbeṛṛani, tfeṛḥed s leḥbab.

Ruḥ, ṛebbi yena cc, a wenn deg tella tektab.

Ruḥ a Tuεeddiyt, dima s ujenna tersid am zzit.

Argaz nnem d dima tṛaḍid t.
U tderrebd i lecal, tesnaqqid lbit.

Nzayd ukk brid.

Niweḍ l At Sliman.

Tazewi n ṛṛemman
Idjiwnen aman.

Sserr lmesrar lhani yeṣfan !

Beεda wi er tellid itthenna wkk ulfan.

Ul inux iṛṛeẓ, ibḍa d iceqfan.

Qaε bnadm ulyic
U ss neẓṛi ykk At Lemεiz.

A lalla, an d akerbic !
A lalla, an d aleεziz !

Ul izdid, ul izwir.
Ul iqsif, ul iẓẓiṛṛ.

Qaε wi cemm yiwyen,
Illa w ss ixeṣṣ lxir.

Zzin nnem yekmel bla-y-asingel
Mi tella d twacunt nix mi tercel.

Ha ykk At ameṛ ?

Din ay deg tenna xerr.

Aεla qa teqqn aṭṭawen
Ymekn a cc tessḥer.

Mta tqabel cc i ṛemḍan,
Day blac aseḥḥer.

Ya ṛebbi ḥerz it, tzayded as i leεmeṛ.

S bbay mahi bbay,
Niweḍ l At Wadday.

Ddat n tetbirt, ṛṛṭubeyyet n tseflellay.

Mi mmutrent argaz, kulha yettwṛafay.

Ul tthennint al mi wetfent ṣaṛay.

Zzin, dderwic !

Teεweṣd i lewṣaf.

Teṛṭebd am rric.
A lxux mi yenwu bezzaff.

Lḥaṣul, ha sslam inux. Tellid xfi d ccaf.

Ssyin, neṭṭf ameṭliq, nehwa dd l Teẓnayin.

Ad iεceq wikk un neεciq zzin n id zzin.

Tḥawled, tceṭṭṛed, teḥḍid.
Argaz nnem, tweffeṛd as.

Ccel nnem d ulbiq.

Nefdent tqeccabin.

Xaṭik xeṛjan ṭṭṛiq
D makk issiḥṛam ddin. »

Explication / Traduction

Dites à sa mère :
« Nous avons fait le tour des ksour.

Demandez-moi de vous parler de la beauté parfaite.
Je vous dirai, peut-être, où elle se trouve.
J’ai commencé par le ksar d’At Nnej.

Si je n’avais pas eu de courage,
J'y serais resté encore.

Il faut s'y rendre
Pour voir la lumière.

Vivaient-elles [leurs filles] sur terre
Ou descendent-elles de la lune ?

Beautés respectueuses,
Vraies beautés !

Elles ne connaissent pas d'égarement,
Elles ne connaissent pas d’errance.

Même vieilles, elles restent charmantes !
C’est pour cela qu’elles se marient.

Continuez avec moi
Vers le ksar At Addi.

Ô mon Dieu,

Nous ne sommes pas séparés.

Elles nous sont permises.

Là où le cœur tape,
Il trouvera qui répondra.

Paisible beauté se voit dès l’ouverture de la porte.
Tu accueilles bien l’étranger et le prochain.

Bien heureux sera celui qui l’aura comme épouse.

Va, fille d’At Addi, tu es toujours en haut comme l’huile sur l’eau.

Tu fais toujours du bien à ton mari.
Tu sais faire des travaux et tu assainis ta maison.

Nous continuons notre parcours.

Nous atteignons At Slimane.

Rougeur de grenade
Qui but tant d’eau.

Beauté merveilleuse, sereine et claire.

Celui qui t’aura ne pensera jamais au divorce.

Mon cœur s’effrite et se casse en tessons.

Aucun homme désagréable
Nous n'avons vu sur notre passage à At Lamiiz.

Ô qu'elle est mignonne !
Ô qu'elle est chère !

Ni maigre, ni grosse.
Ni trapue, ni longue.

Celui qui t’épouse
Ne manquera jamais de bien.

Ta beauté est parfaite même sans fard
Que tu sois fille ou mariée.

Et le ksar d’At Amer ?

C’est là que je ne sais que dire.

Même si elle ferme ses yeux,
Elle te charme.

Si elle t’accompagne pendant le ramadan,
De shûr tu n’auras pas besoin.

Gardez-la, ô mon Dieu, et prolongez sa vie.

Un petit saut
Et nous voilà chez At Ouadday.

Corps de colombes, douceur d’hirondelles.

Quand elles voient un homme, elles tremblent.

Elles ne se calment que quand elles rentrent chez elles.

Beauté et modestie !

Difficile à décrire.

Tu es lisse comme les plumes.
Ô pêche bien mûre.

Mon grand bonjour, tu es maîtresse.

De là, nous sommes partis vers les Zenaguies.

Tombera amoureux qui n’a jamais aimé.

Tu as épargné, économisé et bien gardé.
Ton mari, tu l'as ménagé.

Lisse est ton tissage.

Très demandé il est.

Tu ne dévies jamais.
Tu évites tous les péchés ».

Année de publication
1990
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