Date annuelle
Description

Description "Tabara"

Type d'événement
Date annuelle
Description

Nnayer, dit aussi yanayur, est le premier mois de l’année agraire / amazighe et c’est le milieu de l’hiver local. Ce jour correspond au 14 janvier grégorien. Sa veille (le 13) est dite igzinen (petit d’un animal comme le chien, le lion...), pendant cette nuit, on fait un couscous de blé aux multiples légumes utšu n yirden au dîner pendant lequel chaque membre de la famille reçoit ou prend une boule de beurre d’où le nom igzinen. Après ce mets, on laisse une boule de couscous dans une louche à l’intérieur d’une marmite : c’est le dîner des esprits ou des fantômes izɣuɣen ou izquqen ; toutes les créatures auront à manger. Il faut qu’une partie du repas reste pour que (présage) la nourriture soit abondante durant toute l’année. Cette fête est fondée sur l’abondance et le renouvellement : on laisse une boule de datte sur aylim (peau qui sert d’établi pour la préparation de la farine), du couscous dans une louche, de la sauce dans la marmite et on remplit tous les ustensiles en notre possession de nourriture pour que l’année soit abondante. Il faut qu’il y ait un reste de nourriture. Il ne faut pas que nnayer arrive et trouve les gens dans la faim car ils risqueront d’y rester. On nettoie la maison, on nettoie les âtres et supprime toute les cendres qui s’y trouvent, on se fait beau. On enterre l’année passée pour célébrer la suivante dans la propreté, la satiété et l’abondance. Le jour de nnayer, on organise un berkukes (couscous de grande taille) avec toutes les légumes disponibles, toutes les viandes et tripes disponibles et variées au déjeuner (viandes rouges, viandes blanches, viandes conservées ou non, tripes asséchées ou non etc.). Dans ce repas, on enfouit un noyau de datte ; celui qui le trouve au cours de la prise du repas est considéré comme le plus chanceux de sa famille. Certaines familles utilisent jusqu’à trois noyaux de dattes.

Type d'événement
Auteur
Latifa MESSAOUDI
Résumé

Ce livre traite d’une gastronomie oasienne des ksour ou cités berbères du sud-est marocain vers la frontière avec l’Algérie à 460 kilomètres au sud de la Méditerranée. Ce sont les sept ksour que compte la ville de Figuig et celui de Ich, à 70 km environ vers le nord-est de cette ville. Notre objectif par ce travail est multiple, c’est avant tout une contribution pour la sauvegarde d’un savoir ancestral typique à cette région qu’elle partage avec d’autres régions en Afrique du Nord et qui peut être qualifié sans ciller de patrimoine universel.

Couverture
SAVEURS de Figuig Recettes traditionnelles d’une oasis marocaine
Année de publication
2025
Résumé

Il s’agit d’une sorte d’archéologie linguistique réalisée sur le parler berbère de Figuig au sud-est marocain dans ce qui est appelé l’Atlas Saharien. À travers un corpus de mots et d’expressions figées, cette étude (dé)montre comment ce parler, support d’une culture orale, raconte sa propre histoire et les contacts qu’il a eus avec d’autres langues ou parlers à travers les temps suffisamment lointains.

Couverture
 Mémoire de mots d’un parler berbère du Sud-Est marocain
Année de publication
2021
Auteur référencé