Résumé

Maarten Kossmann, A Study of Eastern Moroccan Fairy Tales, Helsinki, Suomalainen Tiedeakatemia (Academia Scientiarum Fennica). 2000. 156 pp.
Cet ouvrage est en anglais. Il s’agit d’une analyse de contes populaires (fairy tales) de l’est du Maroc, dont certaines histoires berbères de Figuig sont incluses, ainsi qu’une comparaison de versions rifaines orientales.

Couverture
A Study of Eastern Moroccan Fairy Tales
Année de publication
2000
Auteur référencé
Explication / Paroles / Traduction

Flana d flana may d asent ijṛan Al d awḍent l lqaḍi ?
Cnimti ya siwt zman !
Wac tɣillemt ulfan
Ixs in Sidi Ṛebbi ?
 

Qu’avaient ces deux femmes
Qui, devant des juges, comparaissaient ?
Ô, vous femmes âgées !
Croyez-vous que divorcer
De Dieu est apprécié ?

Tamezwart tellef
S mya ḍuṛu n ṣṣeṛf.
Irεa wel ttqelleq !
Ad ac inix manec texleq.
Ikkr ammu yedjen n wass,
Tamɣaṛt ixleq dis umeṛwaṣ,
Tenna-y-as i tesleyt : « Ha mya
Xellṣ it, dwel dd deɣya ! »
 

La première [épouse] divorça
A cause de cinq dirhams.
Ne vous inquiétez pas !
Je vous conterai tout cela.
Une fois, il était,
Une belle-mère qui s’endettait.
Elle dit à sa bru : « Les cinq dirhams que voilà,
Tu les paies et vite, tu reviens là ! »

Teṭṭef dd ayen n nkaḍ, teṭwa ss,
Teyy as yicc n tissass
D maydum ɣir ḷḷeh ayekk cerwas,
Tessen mta tuḍa d aɣras.
 

Elle prit le billet et le plia ;
Avec son voile le noua.
Et tant de nœuds, elle lui appliqua
Car sa perte, sa vie lui vaudra.

Tecnu kulci s lehwa,
Tekkr meskina teẓwa.
Ikk tiweḍ bab nnes,
Tejbed dd ammn ad txelleṣ.
Taf mya wel tlli !
Teẓga l Ṛebbi Lεali !
 

Ayant pris tous les soins,
La pauvre quitta le coin.
Arrivée devant le créancier,
Elle sortit son nœud pour payer.
L’argent n’y était pas !
Au bon Dieu, elle cria !

Aṛṛana tedwel dd l tiddart,
Tεawd as i twessart.
Wa din-din a meskin !
Tjemε as lqecc nnes,
Tetta εad timecḍin.
Walu ḥṛam ul tness !
 

Elle rebroussa chemin
Et devant la vieille, elle raconta.
Oh quel ennui !
Aussitôt, ses bagages, elle plia.
Les peignes oublia,
Et n’y passa plus une nuit !

Inu yyen amensi y ṭṭyaf.
Sseṛɣen may εelmen n uzimba, kemmlen zeltaf.
Ha tamɣaṛt yuly as dd zzεaf
S umensi dd imaqamen bezzaf.
 

Ceux-là avaient des invités pour le dîner.
Bois et brindilles furent brûlés.
La belle-mère s’emporta
Du dîner qui tant lui coûta.

Ikk teyyu leḥsab a sidi,
Taf texser ttaman n tqeccabt, beṛṛa n wudi.
Kkern abεda sfetḥen
S uyn n wutcu dd iṣebḥen.
I lefḍuṛ tenna-y-as : « Yy ax dd atay ! »
Ha tasleyt, u d as iεjib cay.
 

Quand tout, elle calcula,
En plus du beurre, cela lui valut une djellaba.
Le lendemain, au petit déjeuner,
Ils prirent le couscous qui de la veille restait.
Au déjeuner elle exigea de sa bru un thé,
Elle qui, jamais, ne le consommait.

Iwa ṛakεaṛef s leḥya d tiwdi,
Ma biha day tekkr abeddi.
Tṛaḥ a sidi am urgaz.
Teḍṛu luqid, tceεεel biṭagaẓ.
Ha lmendif iḥkem !
Tamɣaṛt tekker tḥezzem.
 

Par respect et peur,
La bru se mit au labeur.
Elle se leva sans détour,
Et alluma une allumette au four.
Le piège aussitôt l’attrapa !
Et la belle mère s’emporta.

Tenna-y-as : « Cemm iḍeṛn ayn n uqeccuḍ !
Wac tεelmed da-y-alli nix day d luḍ ?
Ha mar qa maykk nexser ukk mensi,
U dd nettceṭṭeṛ la d tiṛṛɣin dd iṣbeḥn ikk lemsi ?
 

Elle lui dit : « Toi qui gaspillais l’allumette !
As-tu un cerveau ou de la boue ?
Avec tout ce que nous avons dépensé au dîner,
Nous n’utiliserons même pas les braises du foyer ?

Iwa ruḥ a lhamaj,
Al mi teyyid ṣṣṭaj
S lhemm n ddunit,
Tas dd ad txelqed d taslit ! »
 

Va-t’en canaille,
Jusqu’à ton passage du stage qui vaille,
Sur les aléas du vécu,
Pour te prétendre bru ! »

Tu yella εad dis lḥenni ukk fus !
Dublvi yedjn n wass amenḥus,
Tamɣaṛt teffeɣ l ljaṛ
Ad asen tesbarec, tawey dd xefsen leɣṭaṛ.
 

Celle-là a encore du henné en main !
Par un jour malsain,
Sa belle-mère sortit chez ses voisins
Pour les féliciter et en rapporter son plat.

Taslit, sahla, mahla,
Tuɣ sad tellem, tenna nnehḷa,
Teṭṭef dd asemmiṛeḍ,
Tubɣ i, a ss tessired.
Tamɣaṛt, ameεla tɣill sad iẓwa lqerc,
Ad tili tṭeṛk asbarec.
 

La bru, sans souci,
Elle qui la laine devait filer, ne s’en donna pas la peine.
Son voile elle prit,
Le rinça et lava.
Si la belle-mère savait qu’un morceau de savon allait être dépensé,
Elle n’aurait pas dû aller féliciter.

Aɣed teslit "ma εendha xbeṛ"
Binna tamɣaṛt tettceṭṭeṛ.
Nettet, day mεa ytaf,
Temmuter icuffa bezzaf.
 

La bru ne savait pas comme
Sa belle mère était économe.
A peine, chez elle, elle eut mis pieds, 
Qu’elle aperçut trop de mousse déversée.

Sa zzis iffeɣ ṛṛuḥ !
Taslit tella tnettcṛ i ṣṣḍuḥ.
Tenna-y-as : « Hwa dd a zzin ! »
Tɣill tella tiwy as dd cṛa n llettcin,
Tehwa dd ssellum ṛebεa, ṛebεa,
Tus dd zzates, tebda tettṛaεa.
 

De rage, elle perdit sagesse !
La bru étalait son voile sur la terrasse.
Elle l’appela : « Descends ma belle ! »
Croyant qu’elle lui offrirait des navels,
Les marches, quatre à quatre, elle descendit
Et, toute blottie devant elle, attendit.

Tenna-y-as : « A ṭṭṛifa,
Izeddeεn ayen n icuffa,
Ac tawn in εad nqan,
A disn irid ucḍif d senn n iεuban !
Iwa ruḥ ad teẓwid !
Wala d amesmir u ss ittsi si lḥiḍ ! »
 

Elle lui dit : « Toi, ô ma douce,
Qui jetas ces mousses,
Ne sont-ils pas purs
A laver un tapis et deux couvertures !
D’ici tu dégages !
Et pas un clou du mur dans tes bagages ! »

Tinu d lweqt n tejress,
Tamɣaṛt ukk ṣaṛay ttherres.
Tasleyt tuley l ṣṣḍuḥ
A din tezzi-y-afuḥ.
Ul tɣis lweqt nns ad iḍaε,
Tekker tejbed dd ammu yedjen n neqnaε.
Danis ifat as texdem i nnadi,
Telmed aṭeṛṛeẓ n ibeṛḍalen d lewṛaḍi.
 

Pour celles-là, ce fut un jour d’hiver,
Au patio cardait la belle-mère.
La bru, sur la terrasse montait.
Au soleil, elle s’exposait.
Pour que son temps ne soit perdu.
Elle prit un fichu.
Car elle fut un jour au centre
Où broder oiseaux et fleurs on montre.

Tamɣaṛt, εla ḥsab makk tefhem,
Tɣill taslit tella ttellem.
Teyy as leḥsab al ṭṭenεac,
Ad iqḍa may ɣers illan n uqerdac.
Iwa lḥaṣul tuly ad teqqel
Man ayn tella tejjujed n ccɣel.
Yudn a sidi xfes tergeb,
Taf it ttṭeṛṛeẓ lqelb.
 

La belle-mère croyait
Que la belle fille filait.
Elle attendit midi sans peine
Pour la voir finir sa laine.
Vers la terrasse, elle monta
Voir la laine qu’elle prépara.
Quand d’elle s’approchant,
Elle la trouva un cœur brodant.

Tenna-y-as : « Teqqeld a ḥenna, may dd nelmed ? »
Tenna-y-as : « Ha ma yella beεda may tellmed ? »
– « Iwa w dis qaε nqiṛx ayu n wass ! »
– « Ha maɣer ? A yuc am Ṛebbi ddehsas !
Nḥar i lexdemt n nbeẓẓ ;
Cemm telhid ax dd da d uṭeṛṛeẓ !
 

Elle lui dit : – « Vois-tu mémère, ce qu’ils nous enseignèrent ? »
Elle rétorqua : – « Où est en premier ce que tu as filé ? »
– « Ce jour, je ne me suis pas donné la peine ! »
– « Et pourquoi ? Que la mort te prenne !
Nous évitions le travail des enfants,
Et te voilà nous brodant !

Kker, ay kker cemm nnfeḍ !
Al mi tellid i tiddart n ppam,
Tṭeṛṛeẓd ul nix ineṛfeḍ !
Tu d tiddart n ccɣel d telmi !
Ha cemm, asekkwas ad i-dd trazzid mmi ! »
 

Dépêche-toi, que les bombes ne te ratent !
Dans la maison de ton père,
Tu brodes cœur ou rate !
Ici, c’est la maison de travail et de laine !
Avec toi, au bout d’un an, mon fils vivra en peine. »

Tu teṭṭeṣ al-d tencer tfuyt
Ʃad day iɣerr it cciṭan.
I dd tṛewweḥ temɣaṛt sikk iyṛan,
Taf it jaṛ iεuban.
 

Celle-ci fit une grasse matinée.
Elle n’y pouvait rien.
Quand sa belle-mère, du jardin, revint,
Elle la trouva sous des couvertures cachée.

Tenna-y-as : « A Menna,
Mta d tfuyt tella tencer ukk jenna.
Ha tiqrinin nnem
Llant yalleh llem, llem !
Ha cemm iyyen lεifet,
Temmud i-dd d am ljifet !
 

Elle lui dit : « Ô Menna !
Le soleil, au ciel domina.
Celles de ton âge
Sont au cardage !
Toi, qui es fainéante,
Telle une charogne es morte !

Ham, ham, mtak ixes cemm Musa,
Ruḥ al mi dd yus si Fṛanṣa,
Teyyem manayen texsem !
Amma yudu, d nettc aykk illa yeḥkem.
Iwa ruḥ ad am iεeṛḍ !
Isi day tiɣirt d umceḍ !
Llix qqaṛɣ am laɣir !
Dd da wl ttḍuṛd ukk ɣir ! »
 

Ecoute ! Si Moussa t’aime,
Va jusqu’à ce que de France, il revienne
Et vous faites ce qui vous accommode !
Maintenant, c’est moi qui commande.
Aux diables va-t’en !
Une bassine et un peigne tu prends !
Mais pas plus que ça !
Et ne reviens jamais par là ! »

Tinu d lweqt n nefḍuṛ.
Argaz beḥṛa yella yṛewweḥ dd sukk ḍuṛ,
Yuley l tẓeqqa ad issenfel.
Tamɣaṛt tella tubeɣ dd ḍaḍ ukk qellal ad teftel.
Tasleyt tεeyyeḍ dd : « Ʃebdeṛṛḥman ! »
Ul εad tkemmel, tuɣ azeddiḥ ikk ceṛman :
– « Axxam, axxam, ikkas n nuqṛ !
Wac bik d lmuḍa nix d teεqeṛ ?
Nettc sseymex dd d urgaz tlata ;
Ʃmmeṛ d as εeyyḍex bɣir "netta".
Ha cemm iyyen lemḥeccma !
Tεeyyḍed as s wammen ss nsamma,
Iwa tan assu tfat am,
Walaynni ssya l zzat, 
Imi nnem yy as lljam ! » 
 

Pour celles-là, c’est l’heure du déjeuner.
Le mari venait à peine de ses balades 
Et alla se changer dans sa chambre.
Pour son couscous, la belle-mère avait un bout de beurre dans un doigt.
La bru cria : « Abderrahman ! »
Aussitôt, elle reçut sur le dos un coup l’assommant.
– « Ah ça alors c’est de l’insolence !
Est-ce mode ou arrogance ?
Moi, j’ai eu trois enfants avec mon mari ;
Je n’ai jamais osé lui dire en dehors de "lui". 
Toi, l’insolente !
Tu l’appelles en le nommant !
Aujourd’hui, on te pardonne,
Mais dorénavant,
A ta bouche, tu appliques une rêne ! »
 

Année
1981
Artiste référencé
Fichier
Rôle
Écrivain
Biographie

Mohammed Benali, surnommé Môu Ali, est un écrivain et historien né en 1954 à Kenadsa, où son père travaillait, il s'installe dans sa ville d'origine Figuig depuis 1956. Enseignant de profession, il a exercé dix ans au Sultanat d'Oman avant de se consacrer pleinement à l'étude du patrimoine marocain. Son parcours littéraire débute en 1987 et se concentre sur l'histoire, le soufisme et les manuscrits de sa ville natale. Depuis 2002, il forme un duo prolifique avec Larbi Hilali, avec qui il a cosigné plus d'une dizaine d'ouvrages de référence sur la mémoire locale. Chercheur de terrain passionné, il n'hésite pas à s'autofinancer et à voyager à l'étranger pour consulter des archives rares. Son engagement pour la vérité historique, parfois au prix de difficultés juridiques, témoigne d'une intégrité sans concession. Aujourd'hui, il partage sa vie entre la recherche, la spiritualité et l'écriture, s'affirmant comme une figure majeure de l'intellect figuiguien.

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Môu Ali
Contenu
Ikker idjen n wuday tuɣ irettcel. Yiwey tameṭṭut tamezwart. I xfes yutef, ikker ad iqqen taflewt n tzeqqa nnes. Netta tuɣ iteqqn it s yict tɣunt tameqqṛant. Iqqim qaε maykk illa yiḍ illa iteqqen. l uyetca, illef i tmeṭṭut nnes. Ikker mullu nniḍen ircel. Yutef f tmeṭṭut nnes, ikker ad iqqen taflewt s tɣunt. Iqqim al dd yaley wass day ireddza a tt iqqen ul izmir. Ikker illef i tussent. Yiwey tenn nniḍen. Am umezwar, day yutef tazeqqa, ikker ad iqqen taflewt. Netta day irza ad issuyur taɣunt yawkan tekker teslit nnes agids teqqen. Inna-y-as : “ Cemm d tameṭṭut inuɣ ! D cemm ay tuɣ reddziɣ”. Anday.
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Vvu d idjen n uwessar, tuɣ iteffeɣ cṛa-d ass l Taɣit al iqqaṛ ikk At Taɣit "Uct i-dd ! Uct i-dd day afuḥ ! Ay At Taɣit ! Ad uceɣ qaε i wikk ul neεlim !" Iwa iqqim ammen aṭṭaṣ n wussan, al idjen n umullu, xsen a t ssnen ; ucn as aṭṭaṣ n wuṛeɣ. Itcuṛ aselham nnes. Iẓwa ‘l tezdeɣt nnes. Ukk brid, yus dd ɣres idjen n ubeẓẓiw. Iqqim iqqaṛ as :
– Uc i-dd afuḥ si may d ac ucen At Taɣit, a Vvu !
– Afey rza ɣer sen ad ac ucen ula-d cekk !
– Iwa uc i-dd day abell a Vvu !
– Mar di tneṭṭed ammu ! Lley xfi ! Madza yus as dd d ufusey, madza d uẓelmaḍ, qaε u d as yuci cṛa. Iẓwa ubeẓẓiw. Vvu, yiweḍ l at tiddart nnes. Inna-y-asen belli illa yiwy asen dd aṭṭaṣ n wuṛeɣ. Ijjuṛṛef xfes qa wikk itla. Iṛẓem aselham nnes, yaf dis aḥecluf, ixsan d iqelwaε. Anday.
Contenu
Iffeɣ yict tikkelt, idjen n urgaz si tiddart nnes yuf aydi iqeṛḍen itett ixsan. Yisi t l tiddart nnes. Inna i tmeṭṭut nnes : " Ax am aydi yu ! Ttheḷḷa dis al-d ijjey !" Ixṭeṛ. I dd idwel, issten tameṭṭut nnes f uydi. Issiwel uydi : –Cekk, u-lli sad ttiɣ taṣebḥi nnec ! Nettata, atan llant sent n tidrin ! Ibheḍ urgaz :
– Mar cekk u-lli cay d aydi ? Irru xfes uydi :
– Nettc d ajenney ! Ɣarec mi cekk yuɣ cṛa, metta tettwaṭṭfed i beṛṛa, telluẓed niɣ tettuḍayqed i cṛa, ẓga "Knuz" ! Metta lliɣ din ad ac rreɣ awal, metta u yi tufid, ad tafed yemma. Mi dd ɣrec teffeɣ, ul tett may d ac tucu ! Ini-y-as ad ac tuc ad tessinegled s tẓult nnes ! Ẓwan wussan al idjen n umullu d azell, tuɣ illuẓ, iffud, yuḥel. Immitey d may d as inna uydi. Day iẓga Knuz, yawka teṛẓem tmurt. Teffeɣ dd zzis tmeṭṭut tessiwel agids :
– Man ayen texsed ?
– Xseɣ Knuz.
– Atef dd ad tetced cṛa !
– U-lli sad tceɣ ! Xseɣ taẓult nnem ad ssingleɣ.
– Ca yemmet Knuz iqqaṛen may neεlem i midden ! Aɣ ac ! Issingel. Idwel dd ula-d netta m yxes cṛa, ittaf i. Anday.
Contenu
Yict tmeṭṭut, tuɣ teqqim ikk idis n yict tmuc̣c̣eyt ittaṛwen. Tenna-y-as : "Aεla wi yufen ad am inkeḍ timiṭṭ mi tuṛwed !" Yuden i tuyel asɣun, usent dd cṛa-n tjennay l uyen n tmeṭṭut, nnant as ad tenkeḍ timiṭṭ i tmuc̣c̣eyt. Tnekḍ as tt. Yyent uyen n tjennay urif. Tcent. Ul ucint cay i tmeṭṭut ammen u dd tdekkwel d tajenneyt. I sad teẓwa, tekker agids yict tjenneyt ammen a tt tessiweḍ l tiddart nnes. Ucent as tjennay tandunt itcuṛen s yilmawen n ṛṛemman. Teyr it ukk cu nnes, teffeɣ. Ayen n tmeṭṭut, teẓwa. Ukk brid, cṛa-d mi tyur afuḥ, ad tessitef fus nnes ukk cu tzerr ilem. Tajenneyt, teqqim ttebbey ayen n ilmawen. Iwa qqiment ammen al-d taweḍ zzat tiddart nnes. Tuɣ iqqim as day idjen n yilem ukk cu. Teqqel dis ; tuf i d uṛeɣ. Tenna : "Mar d ammu !" Terza l uyen n tjenneyt ad as terr may tzerr. Tenna-y-as tjenneyt :
– Wim uciɣ ul iṭṭif Ad εad irza ul ittif. Anday.
Contenu
Idjen n ujellid yuɣ iεlem sent tsednan. Ikker ircel ; yiwey tenn nniḍen. Iwa tekker tettaṛew. Timezwar, usment zzis. qqiment teqqlent may-d as ala yyent. Ayen n tmeṭṭut, tuṛew idjen n ujeṛṛuḍ ; iffeɣ dd dis uyur i tenyert. Kkrent uyen n tsednan samant ayen n temẓuṛt al-d teṭṭeṣ, isint as mmis nekḍent as tileṭṭett nnes, yrent t i tejṛa, zerrent t ikk iɣẓeṛ. Isint afuḥ n idammen, Ṭlant ten ikk imi n yemmas. Ssitfent as tileṭṭett n mmis ikk imi nnes. I yutef ujellid l tiddart nnes, nnant as uyen n tsednan : Atan tetcu mmis, tedju dd day tileṭṭett nnes. Atef ad teqqled, tella i tzeqqa nnes. Ikker ujellid ad iqqel, yaf idammen d tleṭṭett ikk imi n uyen n temẓuṛt. Tekker dd uyen n tmeṭṭut ul tufi maykk ala tini.
Ajellid idjull teqqim ɣres tmeṭṭut itetten arra nnes. Inna "u tt tekkeɣ day d tayya, ad tṣeṛṛeḥ ileɣman, ad as ttitceɣ day abetbat am nettat am iyḍan." Ikker ikks as aseṛḍ nnes, issufɣ it ad teṣṛeḥ. Ayen tejṛa deg tuɣ ajeṛṛuḍ yisi tt yiɣẓeṛ wahli. Tekker yict twessart tuɣ teḍεen, temmater ayen n tejṛa. Tisi tt, taf dis ajeṛṛuḍ. Tisi t, tesseym i. Nettata d tamengurt. Iwa teqqim tesseyma t al-d imɣeṛ. Idjen n umullu, iffeɣ ittmunnuḍ al-d immater yict twessart. Tenna-y-as : Ruḥ manayen ssya tellid ttekked a wenn tetcu yemmas ! Manayen ? Yemmac, qqaṛen midden tetcu mmis ! Mani tella ? Tella wahli. Day ssten midden ad tafed ! Ikker idwel l tmeṭṭut t isseymen, inna-y-as qa may-d as tenna uyen n twessart. Tenna-y-as : Nettc ufiɣ cekk i tejṛa, yisi cekk yiɣẓeṛ !
Ukk nqeṛ n tfuyt, yisi yis nnes, iẓwa ad irza yemmas. Iẓwa isstun al-d yaweḍ yict tmurt. Immuter cṛa-n irgazen. Inna-y-asen : Ul tessinem cṛa n tmeṭṭut itcen mmis ay irgazen ? Nnan as ad iyur aṭṭaṣ, wahli al mi yiweḍ cṛa n iḍuṛaṛ, a di sen yaf yict tmeṭṭut tṣerreḥ ileɣman. Iẓwa ikkur, ikkur al-d yaweḍ. Immater yict tmeṭṭut tessikkwid, teccucen, qa teqquṛ. Issetn it : D cemm aykk itcen mmim a tameṭṭut ? A mmi ! mar illa w itetten taṛwa nnes ? Day d tisednan n ujellid ay zzi yusmen, nnant i midden d ujellid tciɣ mmi. Itninti d timengurin. Ha mani tzedɣed ? Iwa teccn as tazdeɣt nnes. Ikker ad as iseɣ aseṛḍ. I yutef l uyen n tiddart, yuf it n ujellid. Iqqim d ujellid ssawalen al dd tedwel twessart sikk ḍuṛaṛ.
Tutef l tiddart, tessitef ileɣman. Kkrent tsednan n ujellid ttcatent-ett al xefs ttmenzɣent. Nettata, ul tufi mala teyy : day ad telmeẓ. D amensi, illa ujellid d unuji nnes. Sad tcen. Inna-y-as uyen n unuji : Belleh ad tedjed ayen n twessart agid neɣ temmunsew. Inna-y-as ujellid : U xfes icni day ad ttec agd iyḍan. Maɣer w itcen taṛwa nnes itett d iwdan ! Inna-y-as unuji : Nettc u-lli sad i-dd ihwa umensi nnec day metta teqqim agid neɣ agd metta tedjid tett a gidi teṭṭeṣ ayu n yiḍ ! Idj it ujellid tetcu agid sen. I tetcu issitf it teṭṭeṣ agd unuji. I llan day s senn iyet sen, irza ɣres ad as tessiwel f wussan nnes. Iwa tenna-y-as qa may teẓṛu d may xfes ssekkent tsednan n ujellid sukk mezwar al unekkaṛu. Issetn it metta temmuter mmis ad tezmer a t tagez.
Tenna-y-as : Mmi ! ssneɣ t, iεlem yur i tenyert d ufus nnes ul iεlim tileṭṭett. Tella εad tessawal yawkan tagz i ; tenna-y-as : Cekk d mmi ! Teqqim till. Netta, ikker ittεawad as maykk iẓṛu. Ukk nqeṛ n tfuyt, inna-y-as ad tessired iman nnes, tiṛed aseṛḍ d as dd isɣu. Netta issiwel d ujellid, issetn i f uyen n tmeṭṭut. Inna-y-as metta ad izmer ad yagez mmis. Inna-y-as : Mmi, iεlem yur i tenyert. Ikker immater it zzats :
– Cekk d mmi ! Man ayu ? Manis dd tusid ? Mar tellid teddred ? Iqqim sad immet s lfeṛḥ . Idjull ad ineɣ tisednan nnes. Ikker issufɣ int, issufeɣ iyysan nnes, yass int ḍaṛ ukk yis, ḍaṛ ukk yis nniḍen, yacem in, azzlen, ttwaxeṛṛqent, mmant. Irru tameṭṭut nnes, yemmas n unuji. Yawey dd tameṭṭut tamezwart, tenn yufen tajṛa. Qqimen i tiddart n ujellid. Anday.