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Itran N'tmourt (Jamal Harkas)
Légende
Emission animée par Kada durant laquelle il reçoit et interview une personnalité de Figuig.

Durant cet épisode, c'est le lion de l'Atlas figuigui Jamal Harkass qui se prête à l'exercice.
Explication / Description

Emission animée par Kada durant laquelle il reçoit et interview une personnalité de Figuig.

Durant cet épisode, c'est le lion de l'Atlas figuigui Jamal Harkass qui se prête à l'exercice.

Photographe
Abdelkader EL KOUCHE
Lieu
Figuig
Année de publication
2021
Artiste référencé
Rôle
Chanteur, Youtuber & Photographe
Biographie

Alias Kadastrophe est né le 8 janvier 1987,
kada a dédié sa vie pour Figuig à travers sa musique, ses projets associatifs et son travail journalistique.
Il a répondu à l'appel de son créateur le 24 avril 2024 laissant derrière lui, à travers ses réseaux sociaux, un patrimoine immatériel et culturel riche.

Photo de profil
Abdelkader EL KOUCHE
Date de décès
Rôle
Chanteur & Poète
Biographie

Faya Kassou le poète et chanteur qui a chanté Figuig dans ses peines et ses joies a abordé plusieurs thèmes comme l’amour, la jeunesse, la vie, la paix, la terre, la nostalgie, la femme, l’émigration, les malheurs… Faya est aussi ce musicien qui a su revaloriser certains airs du patrimoine musical de cette oasis. « Moi, je me suis retrouvé dans le rythme que je joue et je crois que c’est de Figuig. Ce sont des musiques de chez nous que j’exploite ! Elles ne sont pas d’autres régions. Je n’ai imité ni plagié personne, dit-il. »

Né en 1947 à Figuig, il a commencé dans le domaine de la chanson en imitant et répétant des chansons de l’égyptien Farid. Il chantait surtout dans des fêtes de mariages : car « Les fêtes de mariage étaient sublimes ; on y chantait et y riait beaucoup avec toumeẓya (joutes oratoires). Elles égayaient nos étés, dit-il. » même si à Figuig, à l’époque, il était honteux de chanter ou de passer avec un instrument de musique devant le public. D’ailleurs un chanteur était perçu comme une sorte d’ivrogne oisif.

Faya a écrit la majorité de ses chansons surtout pendant les années soixante-dix du siècle passé. Il réagissait vite à ce qui se passait à Figuig comme quand cette ville s’était trouvée amputée d’un immense territoire constituant son espace vital. Pour l’écriture, « parfois je me réveille même pendant la nuit pour écrire des mots qui me viennent à l’esprit et comme je n’écris pas la musique, je l’enregistre et la mémorise. Après, je retravaille le tout. […] Une chanson n’est jamais finie : c’est comme une maison, affirme-t-il. » Son premier album est sorti en 1982 aux éditions Agadir (Porte Clichy-Paris).

Il a fréquenté akherbiche (école coranique) et a connu une brève scolarité qu’il a vite interrompue vers 1963 pour s’engager dans le monde du travail forcé. À 17 ans, il était déjà maçon. Après un service militaire de deux ans, il a pris le chemin vers la France ; c’était en 1968. Son premier instrument de musique était fait de brins de câble de frein de vélo en guise de cordes et d’un bidon en fer pour huile comme caisse de résonnance.

En France il a été lancé par un certain Lamnaouar, un algérien originaire de Ghazaouat qui l’avait invité à chanter à Paris au Cabaret Algérie : l’unique cabaret maghrébin de l’époque. Il a eu de nombreux contacts qui lui ont permis de se lancer dans la voie de la chanson notamment avec les chanteurs kabyles comme Slimane Azem… Il a aussi connu des chanteurs de tous horizons comme Dahman Elharrach, Elhachmi Garouabi, Chaaou, Mohammed Elammari, Fateh Allah Lemghari, Naïma Samih, Abdelhadi Belkhyat, Fahd Bellan, Samira Taoufiq… Vers 1976, il a voyagé en Suisse, Italie, Bulgarie, Turquie, Syrie, Égypte et Arabie. Il a chanté à Alep en Syrie au Casino Sémiramis, au Caire, à Alexandrie dans plusieurs boites de nuit…

Aujourd’hui, il est à la retraite et se déplace entre Figuig et Oujda.

Photo de profil
Faya Qasu
Auteur
Mohamed Yeou
Résumé

ⵎⵙⵎⵓⵏ ⴰⵡⴰⵍ ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ – ⵜⴰⴼⵕⴰⵏⵚⵉⵚⵜ, ⵜⴰⵏⵜⴰⵍ ⵏ ⵉⴼⵉⵢⵢⵉⵣ

Ce dictionnaire, consacré au parler amazigh de Figuig, compte 960 pages. Transcrit en alphabet latin, il se compose d’une partie lexique et d’une partie consacrée aux proverbes. L’ouvrage ne comporte pas d’illustrations, mais constitue une ressource complète pour l’étude linguistique et culturelle de la région.
Il a été publié en 2022 par l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), à Rabat.

Couverture
Dictionnaire amazighe-français, parler de Figuig
Année de publication
2022