Ce roman de Gacem Mohammed est sorti en 2025 à Casablanca sous le numéro de dépôt légal : 2024MO5989. Il compte 140 pages et il est écrit en arabe.
Un extrait du roman : « Partant de là, en plus de ce qu’avait dit le jeune homme animé par la vengeance, et du renoncement du Juif suspect, à la lumière de ce que Selim avait déduit des traits de son visage – où il avait vu un nez et du sang semblables à ceux de l’étranger – malgré quelques doutes…
Les sages de la communes se mirent d’accord entre eux – sans tenir compte de l’observation de Selim – sur le principe qu’il n’y a ni préjudice ni représailles, déclarant : « Les Juifs sont attachés à l’argent ; seul le commerce et les profits qu’il génère les intéressent. Quant à nous, en plus de cela, nous devons nous soucier de notre ville et de l’intérêt général, notamment de son besoin de sécurité, d’épargner à ses habitants toute altercation, car la réconciliation est préférable…»
Dès lors, ils décidèrent de vider les échoppes des bâtons et des gourdins, et de laisser les Juifs libres de leurs activités. Quant aux relations avec eux, elles devaient se faire comme celles que le musulman est tenu d’adopter selon la tradition prophétique et les usages reconnus.
Ils appelèrent également les familles et les clans du ksar à cesser tout ce qui sème l’hostilité et la haine, et tout ce qui attise les querelles et les conflits entre eux, et à recourir au Conseil de Lajmaâet pour toute affaire litigieuse, afin que les solutions soient pacifiques : soit le pardon, soit le jugement par l’imposition d’une amende au coupable et à l’injuste… »