Ssalef

Vers

Ssalef, ya ssalef n twacunt, tayen t id iban.
Wikk iεelmen wenn ammen ha mar ittaden εad s iεuban ?

Wa εibad ḷḷah sa ss tjeṛṛ.
Illa yehwa-y-as dd al tfednin.

Ddeεwet n nxir : « Ul teffe jaṛ
Zzwal ad tizzarnin ! »

May d am yyix, cad mi kidem mlaqix, ad tesbingred ?
May d am dd imsu ddnub inux, ha dej ukan ul ad iberred ?

Mi nemlaqa wekk sqif, tedjid iyi ttmettix d iẓewṛan.
Ad am yrex lεeyḍet, kkwedx s ul ttsellin ljiṛan.

Ameεl ad iched ujenna nix ad neṭqen yitran,
Ad am εidex lqiṣṣet inux aged may kidi yejṛan.

Lexyal nnem yus dd ri ybedd zzati gayli wkk ass.
Ikk iḍ, walu ad seṛεex. Ata yella yeḥṛam xfi yiṭeṣ.

Aεla xsen lhell inux, aεlak ufix qaε ad am ucex
Lmall n iyṛan d tiddart. Mani dd iwala, a dis ṭṭṣex.

Cḥal men xeṭṛa, tbica tetta, nettc yyix aεessas ukk brid.
Taḥbibt inux : « ḷḷa yehdik, mar ul nnem illa si leḥdid ? »

Utcu nnem d ameεqud.
Aεla wi yufen day a ss ijel.

Nella nessawal i lmeεqul. Ini-y-as i yemmam qaε an nercel.

Mi tiṛḍed aqṛefṭan aged ccayt, tellid d ljuheṛ.
Ppaṭilifun, ac xlaṣ !
D lqemjet tus dd tecnu s ṭṭheṛ. »

Sidi ṛebbi, sebḥanu, ay d i-dd iyyn ammu si lmektub.
Mukud inix ad ṣebṛex. Ul inux yuyyey ad itub.

Explication / Traduction

Cheveux longs, ô cheveux longs de fille, les voilà apparents.
Qui a des semblables pourquoi se cache-t-il de couvertures ?

Ô bonnes gens, elle a failli les tracter.
Ils lui descendent jusqu'aux orteils.

Bonne prière pour toi : « Ne sors pas
Avant ou après midi.

Que t'ai-je fait chaque fois que je te rencontre, tu te voiles ?
Pourquoi me tourmentes-tu, laisse mon cœur se calmer ?

À notre rencontre dans notre quartier, tu me tues veine après veine.
Je voulais te dire un mot mais j'ai eu crainte des voisins.

Si le ciel pouvait témoigner et les étoiles parler,
Je te raconterais mon histoire et ce qui de moi advenait.

Ton image est venue devant moi en plein jour.
La nuit, je n'arrive pas à dormir. Le sommeil m'est impossible.

Si mes parents consentaient, je te donnerais
Jardin et maison. Et moi, je dormirais n'importe où.

Tant de fois, il pleuvait et je me retrouvais en gardien dans les routes.
Ma bienaimée : « S'il te plaît, ton cœur est-il en fer ? »

Qu'il est rond ton couscous. J’aimerais bien le manger même sans sauce.
C'est sérieux.

Demande à ta mère qu’on se marie.

Quand tu mets un caftan et une robe, tu es un bijou.
Ton patte d’éléphant, n’en parlons plus ! Ta chemise, sied bien à ton dos.

Dieu, qu'il soit loué, m'a destiné ceci.
Je décide de me patienter. Mon cœur refuse de se repentir.

Année de publication
1970
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