Vers
Ad iṛḥem Ṛebbi imselmen d temselmin,
Iṛḥem lmumnat d lmumnin.
Ddunit cḥal tṭewwel, labudda si tmeḍlin.
Ul ineffeε day ṣṣeḥḥ d ubrid n ddin.
Sikk isix yemma ukk uyen n nnεac,
Xlaṣ u dd iqqim ad iḥla lemεac.
Day leḥnuṭ d ucall an d lefṛac,
S ujenna d imudan d uḥettac.
Semḥ i-dd, a yemma, may di tisid.
Σeddbex cemm qbala wala y ellεid.
Iẓwa xfem yiṭṣ ukk ass d yiḍ.
Tesε chuṛ n neεdab εad ul tehnid.
Usix dd l ddunit qaε ul ssinex cṛa.
Σamayen n wuḍuḍ qbel tajṛa.
Ṭṭṣex ukk cu nnem ; u yi tedjid beṛṛa.
Ceḍnex cemm qbel cḥal n tamara.
U tcix u swix al d ymex.
Tebεex cemm s iḍaṛn al iyṛan nnex.
Nuf din baba ixeddem xefnex.
Iqqim issefham i-dd s leεqel mala yyex.
Rrkizet n tiddart d lwaldin.
Inna-y-ax t id Mulana i Lmeṣḥef n ddin.
Si mi ffɣex, εellqen, ul tthennin.
Xesn i-dd day taṣebḥi d wawal aḥnin.
Iḥya-y-ax Ṛebbi qaε nmeḍl in.
Ayen n wass muḥall a ss ttix, ul iccin.
Yaḥeṣṛah, a meskin, cḥal tuɣ isin !
Wikk ijemmεen ccmel day lwaldin.
Ṛeḥm in a Mulana ; ha cekk d aḥnin !
Yr in i ljennet nnec ʺfiha xalidinʺ.
Awd abrid nnex. Kulci ɣel din !
Iḥya-y-ax Ṛebbi al mi nemmut muslimin.
Ecrit le : 16-01-2007
Explication / Traduction
Que Dieu soit clément avec tous les fidèles,
Clément avec les croyantes et les croyants.
Pour la vie, quelle que soit sa longueur, les tombes sont
[ inévitables.
Ne comptent que le sérieux et la voie de la foi.
Depuis que sur le brancard j’ai pris ma mère,
La vie m’est devenue amère.
Embaumement et terre comme couche,
Dalles et arbrisseaux désertiques d’en haut.
Pardon, ô mère, pour ce que tu as enduré pour moi.
Je t’ai fait souffrir même en temps de fête.
Tu as perdu sommeil de jour comme de nuit.
Neuf mois de souffrance et ce n’était pas fini.
Je suis venu au monde ignorant tout.
Deux ans de tétées avant le plat [de couscous].
J’ai dormi en ton giron ; tu ne m’as jamais laissé ailleurs.
Je t’ai préoccupée et tant de peine t’ai causé.
J’ai mangé, j’ai bu jusqu’à grandir.
Je t’ai accompagnée à pieds jusqu’à notre jardin.
Nous y trouvions mon père qui travaillait pour nous.
Il m’expliquait sagement que faire.
Le pilier d’une famille, ce sont les parents.
Le Seigneur nous l’a bien dit dans le Saint Livre.
Dès que je sortais ; ils s’inquiétaient et se souciaient.
Ils ne me voulaient que du bien avec de tendres paroles.
Dieu nous a gardé jusqu’au jour où nous les avions enterrés.
Ce jour-là, je ne l’oublierai pas, non.
Hélas, ô pauvre homme, combien ils supportaient !
Qui rassemble si ce ne sont les parents.
Sois clément envers eux, ô bon Dieu ; Vous, le tendre !
Ouvrez leur votre paradis pour l’éternité.
C’est notre destin. Tous, là-bas !
Que Dieu nous garde pieux jusqu’à la mort.