Vers
Mannix ddunit ifaten
Mi nemlaqa s tceεεalt jaṛ isqifen ;
Hnan, feṛḥen wulawen
Day s ibliblan i teydurt mmuneswen.
Qaε xelqen hnan
Am irgazen am tzednan.
Cṛa d tiddart teεlem ameqqṛan.
Ḥezzmen, xedmen uzzal.
Lehlat i ṭṭuft d iẓeḍwan.
Wala d asenwi ikk qecḍan.
Lxuḍeṛt maykk iεlem iyṛan.
S tiyni qaε ymen ṣṣebyan.
Tajress ikk cḍifen d iεuban.
Ṣṣif i ccayet d waman.
Day s uɣyul d userdun
Qawmen, sseymen lwacun.
Cḥal n teεzilin ixelqen
Sukk ulli d tfunasin d tɣeṭṭin.
S tiyni d uɣi djiwnen,
D wudi d ibressa isbennen !
Imendi i tsirt n ufus aykk ẓḍen.
D tudri n tezgawin ikk sqifen.
Lεefṣ d lefdam n tezdayin
I ccwareyyat d zznabel n sḥeqqin.
Texleq nneyyet d umεawan :
Mani kkren am imeẓwan.
Ṭewwεen iyṛan, iwyen dd aman,
Cerzen lemεader, ẓẓan iɣeẓṛan.
La tfawt, ula ttilifizyun,
La ṛṛaḍyu, la ttilifun.
At lejmaεet ḥezzmen s usɣun.
Wileh a wi dd ibanen d ameεfun
Ecrit le : 14-06-1999
Explication / Traduction
Que me manque la vie passée
Quand nous nous croisions des flambeaux à la main dans les | [ruelles,
Cœurs apaisés et heureux
Même avec des bribes, ils dînaient.
Ils étaient tous apaisés
Hommes et femmes.
Et chaque maison avait un sage.
Ils ont travaillé dur, ils ont travaillé le fer.
Les femmes à la laine et au tissage.
Même la cuisine se faisait au feu de bois.
Nos légumes provenaient tous de nos jardins.
Avec les dattes les bébés ont grandi.
L’hiver réunis dans des tapis et couvertures en laine.
L’été dans les robes et les eaux [natation].
Avec âne et mulet
Ils ont combattu et élevé les enfants.
Il y avait tant de troupeaux
De moutons, de vaches et de chèvres.
De dattes et de petit-lait ils ont rempli les panses,
Et d’huile de beurre et du délicieux fromage sec !
Ils ont moulu tant de blé avec des meules en pierre.
Ils ont tressé des couffins dans les ruelles plafonnées.
Folioles et trames fibreuses de palmiers
Nous ont été utiles dans nos ʺzenbilʺet bissacs.
Les hommes étaient honnêtes et solidaires :
En toute entreprise ils étaient forts comme des ogres.
Ils ont défoncé la terre et ramené l’eau.
Semé du blé et planté des palmiers dans les oueds.
Ils ne disposaient ni d’électricité, ni de télévision,
Ni de radio, ni de téléphone.
Les gens de la commune bien vigilants étaient.
Gare à celui qui mal se comportait.