Ô mon bonheur, j’ai une fiancée !
C’est ce que ma mère a exigé.
Mariés tant bien que mal ;
Toutes mes sœurs ont youyouté.
Une jeune j’ai épousé
Nombreuses étaient nos cérémonies.
J’ai dit : « Sois heureuse, ô yemma (mère) !
En voilà Fatima [une épouse] ! »
Dans un centre pour filles, elle a étudié.
Debout, elle se chaussait.
Elle ne savait pas cuisiner,
Que dire du métier à tisser ?
Elle n’a appris que la broderie,
Et l’abus de la télévision.
Allant préparer le dîner,
Une chaise elle a demandé.
Allant préparer le dîner,
Aussitôt une chaise elle a demandé.
Au feu de bois elle n’aimait pas [cuisiner].
Gaz butane, ou divorce, elle a exigé.
La maison, elle l’a à peine quittée,
Son compte aussitôt elle a demandé.
Ne m’inquiète que notre bébé,
Entre les routes il est égaré.
Elle ne l’a pas amené étudier.
Aux travaux de jardins il s’est consacré.
Il n’est plus que fermier.
De sa mère a dépondu ce choix.
Son frère l’a même avertie.
Mais à l’opposition de sa mère il s’est heurté !
Catégorie
Poème
Explication / Traduction