Ilefεiyen - Les serpents

Catégorie
Poème
Explication / Traduction

Il y a des serpents
Qui ne vivent que dans des trous.
Si notre âge se prolonge encore,
On les attrapera l’un après l’autre.
La nuit durant jusqu’au petit matin
Ils la passe au dénigrement fade.
Leur compagnie est houleuse.
Ô Dieu, montrez-les au grand jour !
S’il attrape, il mord.
S’il relache, il est pris d’hystérie.
La courtilière vit dans de la boue.
Écoutez, ô cœurs d’acier.
La lapine dévora sa progéniture.
Écoute, oh toi qui ne te comprends pas !
Les hommes différent tous,
Et chaque palmier donne sa datte.
Il y a des bambins
Que le temps a malmenés.
Leur mère est connue,
Leur père s’est caché et invisible il est devenu.
La bougie éclaire pour les hommes.
Les traitres ne peuvent rester éternellement cachés.
Ô bon Dieu, pourquoi tant de malheur ?
Épargne-nous tout ce malheur.
Réfléchis bien et cherche.
Ta raison divague.
Qui ne respecte pas ses ancêtres
Ne trouvera pas de place à Boukhoud [cimetière].

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