Iɣẓeṛ ayujil - Ighzer l’orphelin

Catégorie
Poème
Explication / Traduction

L’oued était en crue.
Il prit tout sur son passage (sec et vert).
Il dépassa les murs.
Il n’épargna même pas la forteresse.
De jour comme de nuit,
Même la terrasse se remplit.
Hommes ou femmes,
Tous sont devenus méprisables.
Ighzer est devenu orphelin.
Lui qui était comme le Nil.
Je prie Dieu le Clément
Pour qu’il prenne soin des palmiers.
Écoutez ce que je vous dis,
Et comprenez ce que je chante.
Mais vous dites : « Ce n’est qu’un artiste ! »
Vous verrez bien les choses après !
Recevez ces propos,
Et gardez-les jusqu’à la mort.
Pauvres palmiers !
Orphelins ils sont restés.
Les temps se sont retournés contre eux ;
Ils n’ont même pas trouvé d’eau.
À cause du travail salarié (à cause des mandats).
Nous sommes restés inquiets.
Figuig n’est plus un lieu habitable ;
Ce n’est plus qu’une chambre sans fenêtres.
Mais les montagnes témoignent ;
Elles sont noircies de cette nouvelle.
Les hommes ne sont pas morts.
La justice se fera encore.
Je prie Dieu de tout cœur,
Pour voir Lalla M-haya !

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